Il existe une ONG suisse, la Fondation Hirondelle financée par des bailleurs publics multilatéraux qui cherche à favoriser l'émergence d'une presse indépendante dans des pays où l'éducation aux médias est faible. Et des grands reporters chevronnés font le pari de rejoindre la Fondation pour relever le défi.

Studio Tamani au Mali avec la Fondation Hirondelle
Studio Tamani au Mali avec la Fondation Hirondelle © Fondation Hirondelle

La Fondation Hirondelle, basée à Lausanne est une ONG suisse financée par des bailleurs publics multilatéraux. Son domaine d'intervention : l'information. Encourager l'émergence d'une presse indépendante dans les pays où l'éducation aux médias est faible.. Informer est une responsabilité, s'informer aussi.  Les populations  confrontées à des situations de crise ont besoin de recevoir une information fiable émanant d'une presse avec laquelle elle va tisser un lien de confiance.  C'est l'enjeu de la Fondation qui fournit des contenus mais pas seulement. La mission est de transmettre aussi les techniques du métier aux journalistes qui évoluent dans les rédactions partenaires.  Dans ces contrées, le citoyen a le choix entre une presse d'état dans le pire sens du terme, un outil de propagande et des médias étrangers qui n'auront de la réalité locale qu'une vision très lointaine. Il existe une place béante pour une presse indépendante dite de proximité. Mais il n'est pas si facile de l'occuper.

Michel Beuret après vingt années de grands reportages pour la presse écrite, Le nouveau Quotidien, le Temps et l'Hebdo et la télévision publique suisse, la RTS a décidé de quitter ces rédactions réputées pour rejoindre la Fondation Hirondelle en qualité de responsable éditorial. Le challenge d'investir des zones vierges et d'implanter une presse indépendante et de proximité l'a emporté sur le reste. Transmettre, et garantir la pluralité sont les défis qui attendent ce journaliste qui a visité plus de cent pays. Il y a une différence entre partir à l'autre bout du monde, y rester quinze jours, revenir et proposer des reportages en langue française avec nos codes et des éléments de contextualisation à des téléspectateurs qui ne savent rien ou peu du sujet traité que de travailler sur les mêmes thématiques sur place, dans les langues locales, maintenir la liberté éditoriale et soutenir les jeunes journalistes indépendants sur ce chemin et de s'adresser à un public averti. C'est un tout autre métier, et ça reste évidemment du journalisme. Profession Reporter explore une voie que des grands reporters empruntent désormais. Entretien avec Michel Beuret

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