Impensable et impossible nous disait-on et aujourd'hui le fait que les Britanniques puissent voter pour les Européennes devient probable. Comment couvrir un sujet aussi confus que le Brexit quand on est envoyé spécial ? Louise Bodet de la rédaction internationale de Radio France vient de rentrer de Londres.

Des manifestants devant la Chambre des communes à Londres alors que les députés débattent de l’accord sur le Brexit du premier ministre, le 15 janvier 2019.
Des manifestants devant la Chambre des communes à Londres alors que les députés débattent de l’accord sur le Brexit du premier ministre, le 15 janvier 2019. © Radio France / Jonathan Brady

Appelé en renfort d'Antoine Giniaux, le correspondant permanent de Radio France à Londres, tout spécialement pour couvrir le Brexit, Louise Bodet de la rédaction internationale du groupe, forte de ses quatorze années au service politique de franceinfo, a vite compris dans les discours et les agissements des uns et des autres que la question européenne n'était ici qu'un alibi. C'est un jeu de posture politique au sein du royaume, des luttes intestines, et une mécanique qui tourne autour de la prise de pouvoir. 

Qui aurait pu imaginer il y a encore quelques mois que les Anglais puissent voter aux élections européennes à la fin du mois de mai ? Nous n'en sommes pas encore là, mais en demandant un nouveau report du Brexit au 30 juin, Theresa May rend probable ce qui était impensable. Convoquer les électeurs britanniques.

Depuis des semaines, le Brexit est un feuilleton et pour lire entre les lignes, rien ne vaut la culture du terrain. Être dans les campagnes du pays mais aussi à Londres pour noter la fracture qui s'élargit entre une capitale pro-européenne et une ruralité radicalement Brexit. Il faut sentir le pays pour en porter une analyse juste. La batterie d'experts qui finit pas être déboussolée en ne levant pas leur nez des ordinateurs, des études et des sondages, ne suffit plus à expliquer un royaume uni totalement désuni.

A réécouter en podcast, l'entretien avec Louise Bodet. 

L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.