Une ville qui cherche à se relever, qui change d'un quartier à un autre. Des cadavres en décomposition dans les ruines et à l'autre bout de la ville, des cafés ouverts et de la musique. Des grues au dessus des ponts. Des mines encore dans les rues. Géraldine Hallot grand reporter à France Inter raconte Mossoul

Mossoul à l'heure de la reconstruction
Mossoul à l'heure de la reconstruction © Radio France / Geraldine Hallot

Un corps d'un jihadiste de Daech en décomposition dans les ruines.  Un peu plus loin, des papiers retrouvés, une identité française et la colère des pompiers de Mossoul. "Qu'est ce que ce type est venu faire dans mon pays pour tuer des civils ?"  Le message est clair. On ne ramasse pas les corps pour les laisser pourrir au soleil. Et qu'ils se fassent bouffer par les insectes si possible.  C'est une ambiance de fin du monde qui règne dans ses faubourgs et pourtant en marchant dans les rues, en prenant garde de rester au centre de la chaussée, -il reste des mines sur les bas cotés-, on passe d'un univers à un autre. Du spectacle mortifère à une scénographie de grue et pelleteuse, et une fois le fleuve enjambé, des cafés ouverts, de la musique par les fenêtres et des voitures.  Neuf mois après la libération de Mossoul, la vie essaie de reprendre le cours qui était le sien avant l'emprise de l'Organisation État Islamique et ce n'est pas si simple.

Dans son reportage, construit comme un travelling, un plan séquence, Géraldine Hallot raconte le nouveau quotidien de Mossoul. On peut réécouter également la version radio ici diffusé ce mercredi 4 avril dans le 7/9 de France Inter. 

Géraldine Hallot a passé plusieurs jours à Mossoul. Elle raconte à Eric Valmir ses pas dans la ville et son observation d'une métropole en mutation qui doit panser des traumatismes insondables et des blessures à l'air libre. 

A voir aussi dans cette vidéo tournée par Brut.fr en partenariat avec Profession Reporter / France Inter

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