La forêt qui brûle en Amazonie ou plus exactement les zones défrichées et déforestées qui partent en fumée dans des incendies provoquées sciemment par les propriétaires terriens. Ce n'est pas la sécheresse la responsable, mais bien des pratiques agricoles. Le grand reporter Matthieu Mondoloni rentre du Brésil Amazonien

L'Amazonie à terre
L'Amazonie à terre © Radio France / Matthieu Mondoloni

On croyait la sécheresse responsable de l'incendie qui a ravagé l'Amazonie. Ce sont des pratiques agricoles répétées chaque année qui l'ont provoqué. Ce n'est pas donc une séquence inhabituelle pour la saison. Ce qui l'est, c'est sa médiatisation. Les ONG s'époumonent dans le vide à la fin de chaque été et en 2019 il aura suffi d'un tweet d'Emmanuel Macron "notre maison brûle"  pour que le monde entier s'y intéresse.

Sur place, le grand reporter Matthieu Mondoloni de franceinfo rencontre les habitants, ceux fatalistes qui n'en peuvent plus de cette déforestation sauvage qui conduit les propriétaires à brûler les friches, et de l'autre des agriculteurs habitués à cette pratique et dénué de culture écologique, vu que leurs déchets, il les font déjà partir en fumée. L'indignation du G7, ils ne l'ont pas comprise

Comme toujours une réalité de terrain est faite de nuance. Les reportages de Matthieu Mondoloni et Eric Audra ont saisi la complexité du quotidien amazonien. Des agriculteurs opportunistes en périphérie à d'autres plus écolo-responsables jusqu'aux réserves indiennes que les deux journalistes ont rencontrées en sillonnant les routes et canaux de la forêt

La forêt tropicale qui piège le carbone, celle qui est dotée d'une voix (à écouter dans l'entretien) ne peut pas brûler. Elle est trop humide. C'est l'homme qui en abattant les arbres génère des friches qui plus tard seront incendiées volontairement pour libérer l'espace. 

A écouter en podcast l'entretien avec Matthieu Mondoloni. 

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