15 ans déjà. Le Brésil découvrait la sensation Lula. Cette époque est révolue. Il y a 15 jours, à la dernière présidentielle, le désir d’alternance a guidé les électeurs brésiliens. Et c’est Jair Bolsonaro qui a enlevé le scrutin. Retour sur cette élection très médiatique avec nos envoyés spéciaux de retour du Brésil.

Le Brésil dans la passion de l'entre deux tours
Le Brésil dans la passion de l'entre deux tours © Radio France / Nathanaël Charbonnier

Quand la surprise Lula avait affolé les instituts de sondage avant son élection, la planète reporter s’était ruée au Brésil. Le même réflexe a animé les rédactions internationales lorsque Jair Bolsonaro présenté comme un nostalgique de la dictature militaire est devenu le favori de l’élection. _Vers le retour de l’extrême droite au Brésil_est le titre qui a le plus animé les unes des journaux dans le monde entier ces derniers jours. Sandrine Etoa à Sao Paolo et Nathanael Charbonnier à Rio de Janeiro, tous deux envoyés spéciaux de France Inter et France Info ont cherché à nuancer. S’agissait-il d’une dictature comme on l’entend en Europe ? Quels sont les ressorts qui ont incité un pays à basculer ainsi et se prononcer en faveur de Bolsonaro ? Le degré irrationnel de violence meurtrière et le sentiment d’insécurité qui va avec ? Le ras le bol du Parti des Travailleurs et le miracle Lula devenu mirage ? La peur du rouge ? car si il y a un régime qui effraie les brésiliens, c’est bien celui de Maduro au Venezuela et le camp de Bolsonaro l’a compris en diabolisant ainsi son adversaire de gauche. Dictature communiste contre dictature militaire ? Mais quel est le sens ici du mot dictature ? La vitrine médiatique de cette élection proposait des grilles de lectures trop simplistes, surtout au regard d’une société qui apparaît au lendemain de l’élection terriblement fracturée. 

Conversation avec Sandrine Etoa et Nathanaël Charbonnier à réécouter en podcast. Et réentendre ici les reportages de Sandrine et ceux de Nathanaël

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