Derrière le bout du monde, il y a la limite du monde. Irma a laissé Saint Martin exsangue. Yann Gallic et Thibault Lefevre racontent la désolation laissée par le cyclone.

Un commerçant de Saint-Martin qui a tout perdu avec l'ouragan
Un commerçant de Saint-Martin qui a tout perdu avec l'ouragan © Radio France / Thibault Lefèvre

Derrière le bout du monde, il y a la limite du monde, cette condition qui échappe à la civilisation et dans laquelle seule des traces d'humanité peuvent redonner un sens à la vie. Le cyclone Irma a laissé derrière lui des scènes de désolation à Saint Martin, cette île des Antilles durement touchée par des vents à plus de 300 kms/h. Sous la puissance du souffle, des murs de maisons ont littéralement explosés. Bâtiments et infrastructures détruits, des victimes et des individus traumatisés.

Yann Gallic et Thibault Lefevre, nos envoyés spéciaux ont découvert des scènes de désolation et recueilli le témoignage des habitants, on peut d'ailleurs parler de "rescapés". Nos reporters vivent depuis une dizaine de jours au diapason de la vie locale. Privés de moyens de communication, les téléphones ne passent pas, et les réseaux sont coupés. A Saint Martin, on ne peut pas se joindre d'un quartier à un autre. il faut se déplacer. Quant aux journalistes, leurs seuls moyens de transmission étant la liaison satellite pour envoyer leurs reportages, ce n'est qu'à ce moment là qu'un dialogue peut s'opérer avec Paris. Les télécoms coupés et les routes détruites ont favorisé la propagation de "fake news" que personne ne pouvait vérifier. Pas même nos envoyés spéciaux qui devaient recouper chaque source, en sachant que le canal de la gendarmerie locale n'était pas fiable dans les premiers jours. Le reportage est toujours une expérience humaine. Cette dimension est décuplée dès qu'il s'agit de traiter les ravages d'une catastrophe naturelle sans précédents.

Profession Reporter à la limite du bout du monde, à Saint Martin.

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