Les printemps arabes ont 8 ans. Ce mouvement parti de Tunisie n'a pas généré les mêmes changements d'un pays à un autre. Nathanaël Charbonnier, grand reporter à la rédaction internationale de Radio France est revenu en Tunisie. Le reportage comme la photographie d'un pays 8 ans après sa révolution de jasmin.

La révolution de jasmin  8 ans après
La révolution de jasmin 8 ans après © Radio France / Nathanaël Charbonnier

Nathanaël Charbonnier a connu la Tunisie de Ben Ali et avait couvert les semaines de la révolution de jasmin il y a 8 ans.  A l"époque, les islamistes étaient dans la rue, Ennahdha, le parti conservateur gagnait en popularité et les femmes se mettaient à porter le voile. 

Aujourd'hui grand reporter à la rédaction internationale de Radio France, Nathanaël a décidé de retourner sur place. Il a trouvé une société apaisée, encore fracturée, mais profondément laïque. Le débat avec les islamistes continue sur la scène politique. Ceux qui s'oppose à voir le religieux s'immiscer dans l'organisation de la cité crient haut et fort "Dieu, que peut-il contre le chômage ?" Car c'est une réalité, la crise sociale est prégnante. 

Société fracturée sur le plan générationnel, les anciens découvrent avec émerveillement la liberté d'expression, et les plus jeunes estiment que cette liberté ne leur donne pas à manger. Gagner de l'argent est plus important qu'exprimer une opinion sans se sentir menacé.

A réécouter ici le reportage diffusé dans le 7/9 de France Inter lundi dernier. 

Pour autant, c'est un pays apaisé et en réflexion que découvre Nathanaël en dépit des nombreux jihadistes tunisiens rentrés de Syrie.

Profession Reporter. Nathanaël Charbonnier  nous raconte les coulisses de son reportage et les différences marquantes entre la Tunisie de 2011 et celle de 2019.  En podcast

L'équipe
Contact
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.