Au lendemain de l'incendie, après les émotions du direct et les images des flammes dévastatrices, les journalistes qui arrivent à l'aube pour les matinales radios doivent composer avec une émotion encore présente et le pari de la reconstruction qui est lancé. Comment couvrir un tel sujet avec la distance qui convient ?

Notre Dame de Paris 3 jours après l’incendie
Notre Dame de Paris 3 jours après l’incendie © Radio France / Julien Pasqualini

Aussi tragique soit-il, le feu, hypnotique et impitoyable quand il se propage porte en lui une dimension de spectacle. La foule assiste médusée à cette chorégraphie des flammes sur les hauteurs de Notre Dame. De n'importe quel endroit à Paris, on voit au loin l'épaisse fumée qui monte dans la lumière du jour qui s'en va. 

Les reporters du monde entier accourent. Couvrir un fait qui suit un déroulé de dramaturgie n'est pas l'exercice journalistique le plus difficile qui soit. La cathédrale embrasée, les pompiers qui luttent, l'assemblée émue et le défilé des personnalités politiques, religieuses. Le commentaire en direct, l'angoisse de savoir ce qu'il restera de ce symbole que l'on croyait indestructible, et puis le soulagement avant minuit. 

En revanche, au petit matin, quand tout a été dit ou presque, la profession reporter exige de ne pas se contenter de l'émotion et d'entrer dans une phase de réflexion. Si le pari de Notre Dame devient celui de la reconstruction, le pari des journalistes consiste à prendre du recul. 

Profession Reporter avec Julie Pietri grand reporter à France Inter en direct dans le 7/9 de mardi dernier et à réécouter ici en podcast. Quand Julie arrive sur place à 5h du matin, à sa grande surprise, la cathédrale apparait "presque intacte"

L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.