Lampedusa médiatique et pourtant méconnue. Qui connait vraiment cette terre de vingt kilomètres carrés entre Tunisie et Sicile en dehors de sa représentation médiatique de l'île aux migrants et du symbole de la porte de l'Europe ? Julie Pietri, grand reporter à France Inter rentre de Lampedusa.

La porte de l'Europe
La porte de l'Europe © Radio France / Julie Pietri

Les premiers morts de la Méditerranée, ce sont les pêcheurs de Lampedusa qui les ont remontés dans leurs filets il y a vingt ans. Depuis, leur île, plus proche de la Tunisie que de la Sicile est devenue la porte de l'Europe. Seuls les survivants de la traversée la franchissent. Mais alors qu'ils l’espéraient synonyme de liberté, ils sont aussitôt enfermés et transférés dans des centres de rétention.

Et Lampedusa fait la une de la presse pour ses arrivées record, ses naufrages records et la seule évocation de l'île tourne autour des tragédies. Et jamais il n'est fait mention des cinq mille habitants qui vivent ici. Comment vivre avec la mort qui rode au large ? Être heureux ? La famille ? Comment développer des projets ? C'est l'équation posée aux insulaires. Se réfugier dans la lumière naturelle qui inonde la terre et ses eaux quand tout est obscurité et indifférence autour de soi. Car Lampedusa est un joyau, une île paradisiaque envahie par la jet set milanaise dans les années 80. 

Car personne ne soucie de ce que vit la gente di Lampedusa. Même pas les journalistes qui y passent. C'est tout le mérite du reportage de Julie Pietri qui a passé plusieurs jours sur l'île. Une île qui a voté Ligue du Nord mais qui tourne le dos aux idées de Matteo Salvini. Fermer les ports, ce n'est pas à la politique de le décider, mais au droit maritime. Et quand on est marin, même conservateur et anti-immigré, on tend la main à celui qui est en difficulté au large. 

Profession Reporter, Julie Pietri avec Eric Valmir

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