Dans n'importe quel pays, un scrutin présidentiel dresse une radioscopie de la société. Et en Colombie, c'est une opportunité parce que personne ne parle de ce pays depuis les accords de paix signés avec les Farc, alors que les tensions demeurent et que les narcos progressent. Thibault Lefevre rentre de Colombie.

 Vue de la publicité politique du candidat présidentiel colombien Ivan Duque du parti Centro Democratico, à Medellin, Colombie le 23 mai 2018. La Colombie tiendra le premier tour de l'élection présidentielle le 27 mai prochain.
Vue de la publicité politique du candidat présidentiel colombien Ivan Duque du parti Centro Democratico, à Medellin, Colombie le 23 mai 2018. La Colombie tiendra le premier tour de l'élection présidentielle le 27 mai prochain. © AFP / Joaquin Sarmiento

On vote ce dimanche en Colombie. C'est la première élection depuis les accords de paix signés à la Havane il y a deux ans entre les autorités et les Farc. Le scrutin fragilise le texte qui avait mis un terme à cinquante ans de guerre civile. Des programmes électoraux n'hésitent pas à remettre en cause les termes de l'accord. Le gouvernement aurait cédé trop de concessions. De leur coté, les Farc estiment que les promesses engagées n'ont pas été tenues.  Dans cette tension permanente entre la société et les guérilleros , il ne faut pas oublier les paramilitaires qui assassinent les anciens Farc, les narcotrafiquants qui grignotent chaque année de nouvelles parcelles à cultiver et l'absence de l'Etat dans les provinces agricoles où la réforme agraire joue un rôle déterminant. 

Il y a la capitale Bogotá qui jouit d'une embellie économique due à l'arrivée des investisseurs étrangers et en dehors de la ville, les brousses aux sols minés par cinquante années de conflit. Handicap International a été mandaté pour mener les opérations de déminages qui blessent et mutilent chaque jour les paysans et les indigènes de la région. 

Pour ces multiples raisons, France Inter a fait le choix de partir en Colombie. C'est une décision éditoriale que nous assumons. Tout ce qui concerne l'Amérique Latine n'est pas traité à sa juste mesure par les rédactions européennes.  Thibault Lefevre, grand reporter à France Inter tout juste rentré de Colombie raconte ce qu'il retient de son reportage dans les provinces reculées et dans la capitale, entre les urbains, les ruraux et les Farc rencontré au pied de la Cordillère des Andes. 

Thibault Lefevre avec Eric Valmir, chef du service reportage de France Inter. L'entretien en version longue (Audio/podcast) et en version courte (VIDEO)      

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