L'EMISSION

Elle est née à Montpellier. Ils sont nés à Paris et Brétigny sur Orge

Elle a beaucoup d’enfance en elle. Ils aiment dire comme Oscar Wilde "pour retrouver sa jeunesse, il n’y a qu’à recommencer ses folies"

Elle a écouté les Beatles en boucle. Ils auraient aimé être Nina Simone ou Jeff Buckley

Elle est née une seconde fois à New York. Ils sont comme les mots de Jean Giono "Sois fou on n’est jamais assez fou".

Elle a toujours de la couleur dans ses chansons. Ils sont hantés par la jeunesse brulée de Basquiat.

Elle cultive les fleurs de saison, les lotus, les roses hybrides de thé. Ils aiment les oiseaux dans la tempête, les vagues et les grains d’or.

Elle a été synfonietta. Ils ont été symphonique.

Il y a du cinéma dans sa musique. Il y a des grands espaces dans leurs compositions.

Elle sait la douleur de la disparition. Ils savent l’absurdité de la mort.

Elle est belle. Ils sont beaux.

Elle a conjugué son Franky Knight à "la délicatesse" adaptée sur grand écran. Ils vont conjuguer leur "Birds in the storms" en version Pleyel.

Elle est auteur compositeur interprète. Eux non plus.

Elle s’appelle Emilie Simon. Ils s’appellent Aaron

Deux noms en deux initiales. Quand la musique donne voici venir S.A. S.A non pas comme société anonyme, tant ce S.A est riche de personnalité. Simon Aaron. Cet après midi c’est Emilie Simon qui rencontre le groupe Aaron sur France Inter, l’endroit pour une drôle de rencontre.

LA PLAYLIST

Emilie Simon | mon chevalier | album : Franky Knight (barclay)

Aaron | tomorrow morning | album : birds in the storm (Cinq7)

extrait : The Rapture | how deep is your love (D.F.A)

Aaron | thousand wars | album : waves from the road (Cinq7)

Emilie Simon | i call it love | album : Franky Knight (Barclay)

LE MIX LIBRE

Chaque mois, "Quand la musique donne" présente son Mix Libre.

4 artistes, 4 nouveautés, 4 extraits, 4 sources de plaisir.

Ce mois-ci découvrez...

# DILLON

"Tip tapping" extrait de "This silence kills"

(BPitch Control) | site officiel

# SCRATCH MASSIVE feat. Daniel Agust

"Paris" extrait de "Nuit de rêve"

(Pschent) | facebook

# LA BOITE A OOTI

"L'interprétation des signes" extrait "La boîte à Ooti"

(YY) | site officiel

# S.MOS

"125th St. and 7th Avenue" feat House of Pain, Pete Rock & Oliver Nelson extrait de "Hip Hop and Jazz Mixed up Volume 2"

(Musicast) | site officiel

LA CHRONIQUE DE BENUA CARLES

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LES BONUS

LES INVITES

EMILIE SIMON

Avec "La Marche de l’empereur", Emilie Simon a déjà prouvé par le passé qu’elle était l’une des compositrices pour l’image les plus expressives de l’hexagone.

Au départ, "Franky Knight" était une sorte de journal intime musical qu’Emilie Simon n’avait pas encore décidé de rendre public. Lorsqu’il la contacte l’hiver dernier pour lui proposer d’écrire la musique de son film, l’adaptation de son best-seller "La Délicatesse" qu’il réalise avec son frère Stéphane, David Foenkinos ignore tout des troublants parallèles entre son scénario et certaines chansons déjà en cours d’écriture. Il ne sait pas encore que cette histoire de disparition brutale d’un être aimé - celle du livre et du scénario - n’a rien d’une fiction pour Emilie, elle qui vient d’en être frappée en plein cœur. La résonance de cette coïncidence pour le moins étrange la conduit à accepter d’entrelacer les deux projets.

"Franky Knight" est-il à la fois un véritable nouvel album d’Emilie Simon, celui sans doute qui lui colle au plus près de l’épiderme parmi tous ceux qu’elle a réalisé, et en même temps la musique émouvante et enveloppante d’un film dans lequel on retrouve la plupart des chansons, en versions intégrales ou instrumentales.

AARON

"Pour retrouver sa jeunesse, il n’y a qu’à recommencer ses folies", disait Oscar Wilde. AaRON prouve lui que, pour ne jamais vieillir, il faut montrer à chaque instant la même folle audace, se (re)mettre constamment en danger. Malgré ses sept années d’existence, le duo français affiche la même fraîcheur qu’à ses débuts. Sa recette : ne jamais se répéter. Loin d’être blasé, le groupe ne semble pas prêt de connaitre le déjà-vu, cette impression qu’une situation présente possède soudain un étrange goût de passé.

Avec AaRON, rien n’est en effet figé. Les chansons sont de la matière meuble et ont plusieurs vies. Celles de Birds In The Storm ont déjà vécu une première aventure, très électrique, avec la tournée qui a suivi la sortie de l’album. A la tête d’une formation rock, Simon & Olivier se sont amusés à construire autour de leurs mélodies un enthousiasmant mur du son. Une métamorphose à laquelle le public a adhéré avec fièvre. Nul doute qu’il suivra AaRON dans sa nouvelle mutation, celle de la tournée "Unplugged & Waves". Comme des metteurs en scène qui décideraient de retourner leur film, en conservant les éléments de l’intrigue mais en changeant cadrages, casting et trame, le duo a décidé de donner à son show un visage radicalement différent. Et pas un simple démaquillage acoustique comme le terme "unplugged" pourrait le laisser entendre.

"Ce qui nous intéresse, c’est de travailler les nuances, varier les sons", considère Olivier, le plus musicien des deux. Eux qui ont déjà interprété leurs chansons sur scène en ambiance piano-voix, accompagnés d’un orchestre symphonique (notamment au Zénith de Paris) ou par une chorale (au Trianon, en avril dernier), vont privilégier pour cette nouvelle tournée une approche organique mais pas systématiquement acoustique. Dans leur jeu de réorchestration, ces prestidigitateurs pop ne s’interdiront rien. Selon l’envie, ils sortiront de leur coffre à malice, un synthé vintage ou des instruments étonnants voire atypiques. Voilà ce que sont les "waves", une ouverture vers un ailleurs.Avec "Unplugged & Waves", qui culmine le 15 janvier avec une nouvelle consécration, un passage par la prestigieuse salle Pleyel, AaRON continue de rajeunir…

Evénement(s) lié(s)

WE LOVE DFA

Les liens

AaRON, le site internet

Emilie Simon, le site internet

Tsugi, le site officiel "Ils ont les nouvelles stars de l'electro et auraient pu être rivaux, pourtant ils sont devenus inséparables". Interview croisée et fleuve, rare et riche d'enseignements dans Tsugi de déc. janv. qui installe Brodinski et Gesaffelstein en une !

Les invités

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