Le romancier Antoine Bello interroge l'avenir du collectif et du singulier. Nouvelles technologies et intelligence artificielle, vers une fin du libre arbitre ?

La création d'Adam version robotique
La création d'Adam version robotique © Getty / Paper Boat Creative

Ce qui préoccupe Antoine Bello quand il s'interroge sur l'avenir, c'est ce qu'il adviendra de l'articulation entre l'individu et le collectif. L'essor des réseaux sociaux, des nouveaux médias jusqu'à la sécularisation de l'intelligence artificielle nous amènent à repenser cette articulation, mais l'auteur y voit une pratique à double tranchant :

Toutes ces inventions ont comme caractéristiques de pouvoir nous apporter le meilleur comme le pire. Wikipédia est un outil de diffusion du savoir mais aussi de propagation de rumeurs et d’idées fausses. Facebook est un outil de cohésion qui permet de rester en contact avec sa communauté, sa famille, ses amis, mais c’est aussi cet endroit où l’on passe tellement de temps à regarder ce que les autres font, que l’on a des existences moins riches d’avant.

Le romancier appréhende surtout les irrémédiables effets de notre dépendance aux nouvelles technologies et de l'essor des intelligences artificielles :

Donald Trump pourrait dire à l'intelligence artificielle: "Oracle, Oracle, s'il te plait développe le PNB des États-Unis pour augmenter la taille de l'économie ! " La première décision de l'intelligence artificielle sera alors d'envahir le Canada. La grande difficulté est de prévoir des cerveaux qui ne pensent plus comme nous, capables de nous apporter des solutions auxquelles nous n'auront pas pensé tellement elles nous paraissent inconcevables.

A lire: Antoine Bello L'homme qui s'envola, Collection Blanche, Gallimard 2017.

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