Le jeune parti de Beppe Grillo créé en 2009, est désormais en nombre de voix le premier parti politique en Italie. Il a recueilli, pour sa première participation à des élections législatives dimanche et lundi, 8,5 millions de voix.

De quoi est-il le symptôme, au niveau national en Italie mais plus largement en Europe?

Trois directions pour ces questions critiques ce soir:

  • Le rejet de la politique d'austérité mise en place par Mario Monti- L' Europe et le montée des populismes- La responsabilité des dirigeants nationaux pour faire face à cette contestation démocratique

Autour de la table:

Marc Lazar . Historien et Sociologue. Professeur de Sciences Politiques spécialiste de l'Italie. Il dirige le Groupe de recherches pluridisciplinaires sur l’Italie contemporaine au Centre d'études et de recherches internationales. Auteur de:L'Italie contemporaine. Fayard

Dominique reynié , de la Fondation pour l'innovation politique. Auteur de: Populismes . la pente fatale . Ed Plon.

Nicolas Beytout, éditorialiste à France Inter

Beppe Grillo a pendant la campagne électorale, silloné l'Italie dans un camping-car à la rencontre des électeurs et boycotté les plateaux de télévision. Il définit son parti comme une "libre association de citoyens" : "Ce n'est pas un parti politique et n'entend pas le devenir dans le futur. Ni idéologie de gauche, ni idéologie de droite, mais des idées.". Ses chevaux de bataille sont: la lutte contre la corruption et la dénonciation des élites pro-européennes( il propose un réferendum pour sortir de l'euro), un revenu minimum de 1000 euros pour tous et la semaine de 20 heures de travail . Ses nouveaux élus ont très peu d'expérience politique, et un quart sont des ouvriers

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