Deux sujets ont retenu notre attention cette semaine:

La mort de Clément Méric, 19 ans, étudiant à Sciences Po et syndicaliste chez SUD; à la suite des cd'un coup reçu mercredi soir lors d'une bagarre avec des skinheads.

Parmi les 7 personnes placées en garde à vue, plusieurs sont proches des groupuscules d'extrême droite : Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires et Troisième Voie.

Les enquêteurs de la PJ cherchent à déterminer les circonstances exactes de la rixe et à vérifier si le ou les auteurs des coups portés à Clément Méric ont utilisé des poings américains, comme l'a déclaré un témoin.

L'ensemble de la classe politique a condamné les faits. Le président de la République a demandé au gouvernement de réfléchir à la dissolution de ces groupes d'extrême droite. L'UMP réclame de son côté la dissolution de l'ensemble des groupes extrêmistes qui appellent à la violence. Toutefois, la dissolution de groupuscules extrémistes en France répond à des conditions juridiques précises. Sont visées les organisations qui s'apparentent à des groupes de combat ou qui incitent à la haine en fonction de la race ou de la religion.

Des analystes estiment que la dissolution ne constitue pas une solution sur le long terme et que les groupes renaissent aussitôt sous une autre appellation.

Le voyage officiel de François Hollande au Japon

La France et le Japon ont inauguré aujourd'hui un "partenariat d'exception" sur la politique internationale, l'économie et la culture, lors d'une visite d'Etat du président François Hollande qui s'est appuyé sur les "Abenomics" pour appeler l'Europe à doper sa croissance.

En visite d'Etat dans la troisième puissance mondiale, le président français a salué la politique de relance par la dépense publique du Premier ministre Shenzo Abe, marquée par une chute du yen et un creusement de la dette, tout en notant qu'elle serait difficile à traduire dans la France de l'euro.

"Le fait qu'un pays décide, comme le Japon, d'en terminer avec la déflation est une bonne nouvelle pour l'Europe", a dit François Hollande lors d'une conférence de presse avec le chef du gouvernement japonais. Mais les situations sont "différentes", a-t-il ajouté. "La France est dans la zone euro, solidaire de sespartenaires, agissant avec eux, (alors que) le Japon peut décider de sa politique monétaire souverainement", a-t-il rappelé, notant l'absence d'une "commission asiatique" prompte aux recommandations comparable à la Commission européenne.

Le Japon a dégagé l'an dernier 2% de croissance, avec un taux de chômage de 4,2%. Il est plus de deux fois supérieur en France, qui vient d'entrer en récession.

En studio cette semaine,

Nicolas Beytout Président fondateur de L'Opinion

Cynthia Fleury Professeure de Philosophie à l'Université américaine de Paris

Caroline Fourest Revue Pro choix

L'équipe
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