A en croire la Une de certains magazines hebdomadaires ou à entendre certains commentateurs de la vie politique, ce début de quiquennat serait catastrophique. Qu'en est-il de l'état de l'opinion des français? Existe -t-il chez une majorité de français une crise de confiance vis à vis du gouvernement?

Le dernier sondage BVA pour France Inter, Orange et l'Express publié lundi :(source: AFP)

En un mois, la cote de confiance de François Hollande a reculé de deux points et celle de Jean-Marc Ayrault de trois, les deux hommes recueillant désormais une majorité absolue de mauvaises opinions.

Seules 44% des personnes interrogées ont "une bonne opinion" de François Hollande (46% à la mi-septembre), tandis que 55% en ont "une mauvaise opinion" (53% à la mi-septembre), dont 23% "très mauvaise". 1% ne se prononce pas.

Egal à 13 points, le solde négatif s'accroît donc pour le chef de l'Etat, atteignant "des profondeurs que son prédécesseur" Nicolas Sarkozy "avait mis près d'un an (février 2008) à atteindre", commente BVA.

Phénomène nouveau selon l'institut, "un très fort mécontentement" s'observe désormais chez les cadres (56% d'entre eux) et les ouvriers (57%) à l'égard du président de la République.

Pour la première fois depuis sa prise de fonctions, le Premier ministre fait l'objet de jugements majoritairement négatifs. Alors que septembre montrait un équilibre (49% de bonnes opinions et autant de mauvaises), Jean-Marc Ayrault recueille en octobre 46% de "bonnes opinions", mais 52% de "mauvaises" (+3 points, dont 18% de "très mauvaises"). 2% sont sans avis.

Ces évolutions sont le corollaire d'un jugement globalement négatif sur l'action de l'exécutif, pourtant centrée sur "le redressement dans la justice". Une proportion très élevée (69%) trouve que la politique suivie n'est pas "efficace" (+2 points en un mois), la part de ceux jugeant qu'elle n'est "pas du tout efficace" atteignant même 34%.

Ils sont même 56% (+3 points par rapport à septembre) à penser que la politique gouvernementale n'est pas juste (dont 22% "pas juste du tout").

Conséquence, seuls 27% des personnes interrogées estiment que l'UMP ferait "moins bien" si elle était au pouvoir. 36% pensent qu'elle ferait mieux, autant qu'elle ferait "ni mieux, ni moins bien".

Malgré tout, c'est un ministre, Manuel Valls, qui reste en tête des personnalités dont les sondés souhaitent qu'il ait davantage d'influence (il est cité à ce titre par 56%, +4 points), devant les UMP François Fillon (48%, -1) et Alain Juppé (46%, -3).

Sondage réalisé les 11 et 12 octobre auprès d'un échantillon de 1.105 personnes - recruté par téléphone et interrogé par internet - représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.

Le financement de la campagne américaine

Depuis la décision de la Cour Suprême de janvier 2010, le financement des campagnes électorales est dérégulée: les sommes ne sont plus plafonnées et les dons peuvent être secrets.

Quel impact sur la plus grande démocratie du monde?

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