Retour sur l'actualité de la semaine avec les regards croisés de Caroline Fourest, Nicolas Beytout et Dominique Reynié.

Caroline Fourest est essayiste, rédactrice en chef de la revue ProChoixNicolas Beytout est éditorialiste, groupe Les EchosDominique Reynié est Directeur général de la Fondation pour l'innovation politique

L'UMP est elle à la veille d'un schisme idéologique?

Manifeste pour une droite décomplexée
Manifeste pour une droite décomplexée © Fayard

Cette semaine, ont été rendues publiques les bonnes feuilles du livre à paraitre de Jean-François Copé: Manifeste pour une droite décomplexée .

Ce dernier y explique notamment le "racisme anti-blancs qui se développe dans les quartiers de nos villes où des individus – dont certains ont la nationalité française – méprisent des Français qualifiés de "Gaulois", au prétexte qu’ils n’ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu’eux.». Un thème développé bien avant lui au Front National , par Jean-marie Le Pen et ensuite Marine Le Pen. Si bien que Florient Phillipot, vice-président du FN s'est interrogé sur twitter de savoir si J.F.Copé ne serait pas pour la préférence nationale une semaine avant le vote des militants. Marine Le Pen a pour sa part ironisé en parlant de "copé-collé".

En meeting à Valence cette semaine, un député aux côtés de J.F.Copé haranguait la foule des militants :"moi, je suis contre toute immigration". Applaudissements.

Le critère du respect des 3% de déficits est il pertinent dans notre contexte de croissance quasi-nulle ?

Jean-Marc Ayrault
Jean-Marc Ayrault © Reuters

Ce vendredi en Conseil des ministres, sera présenté le projet de budget : 30 milliards de hausses d'impôts et de restrictions de dépenses. Les Français seront ainsi soumis en 2013 à une cure de rigueur historique pour tenter de ramener le déficit du pays à 3% du PIB.

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Un tel effort est inédit en période de croissance très faible et de chômage élevé. Au gouvernement, on invoque la crédibilité du pays auprès de ses créanciers.

La dette est passée de 64,2% du PIB en 2007 à 91,0% fin juin 2012. Ses intérêts pèsent lourdement sur le budget et réduisent les marges de manoeuvre des politiques économiques.

Le budget 2013 a été bâti sur une hypothèse de croissance de 0,8%, que M. Ayrault juge "réaliste" et "atteignable", malgré les doutes des économistes.

Bien au-delà des budgets d'austérité adoptés ces dernières années, il s'agit cette fois, selon François Hollande, de l'effort "le plus important depuis 30 ans". Voire même depuis toujours, selon les économistes.

La présentation du projet de loi de finances intervient deux jours après la publication de chiffres alarmants : la France comptait fin août 3.011.000 demandeurs d'emploi sans activité, 23.900 de plus qu'en juillet (+0,8%), une barre jamais dépassée depuis 1999.

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