Nationalisation temporaire et transition énergétique, les deux sujets débattus ce soir avec:

Caroline Fourest, revue ProChoixNicolas Beytout, éditorialiste au groupe Les EchosBrice Teinturier , directeur général délégué de l'institut de sondage Ipso

Le débat national sur la transition énergétique, qui doit durer six mois et alimenter une loi de programmation en 2013, a formellement démarré jeudi à Paris

L'objectif du gouvernement est d'associer toute la société à la réflexion sur les besoins du pays à l'horizon 2025 et les options pour y répondre, alors que la facture énergétique pèse de plus en plus lourd (61 milliards en 2011) dans la balance commerciale.

Ce débat va permettre de réfléchir aux moyens pour la France "à la fois, de respecter ses engagements européens de réduction de gaz à effet de serre" et "faire évoluer son mix électrique d'ici 2025", a déclaré à la presse la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, peu avant la réunion du "parlement".

Il est nécessaire au nom de "la compétitivité des entreprises, de la justice sociale, de la sécurité des approvisionnements et de l'indépendance énergétique", a-t-elle ajouté.

Le président François Hollande a fait de la transition énergétique un des chantiers prioritaires de son quinquennat.

Il a déjà fixé certains objectifs: ramener la part du nucléaire dans la production électrique de 75% à 50% d'ici 2025, fermer la centrale de Fessenheim d'ici fin 2016, développer les renouvelables et toutes les sources d'économie possibles, notamment dans le bâtiment.

Une poignée de militants de Greenpeace qui, avec Les Amis de la Terre, boycottent le débat, s'étaient postés devant le ministère pour expliquer leur position. "On n'a plus aucune confiance dans l'ambition écologique de ce gouvernement", a déclaré à l'AFP son directeur, Jean-François Julliard, citant notamment le dossier de Notre-Dame-des-Landes.

"On sera plus efficaces à extérieur qu'à l'intérieur", a-t-il ajouté.

Au côté du "parlement" ou Conseil national du débat, siègeront un comité de pilotage avec six "sages" chargés de formuler les grandes thématiques, un comité scientifique pour préciser les scénarios possibles et un comité citoyen.

"Il y aura une confrontation des points de vue pour favoriser la recherche de convergences et définir l'intérêt général de la nation", a déclaré à la presse Anne Lauvergeon.

Le nomination de l'ex-présidente d'Areva au sein du comité de pilotage avait été vivement critiquée par les ONG anti-nucléaire.

Des débats dans les régions auront lieu à partir de février, puis une synthèse nationale des travaux débouchera sur des recommandations.

Le gouvernement s'est engagé à s'en inspirer pour rédiger courant juillet un projet de loi de programmation sur la politique énergétique du pays. Source: AFP

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