Yannick Jadot, député européen EELV, est l’invité de "Questions Politiques" ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Carine Bécard (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

Dénonçant le "double discours" d'Emmanuel Macron en matière d'écologie, Yannick Jadot estime qu'il est temps de se mobiliser, fédérer et agir. "Ca doit être ça, la rentrée, martèle l'eurodéputé. Dans une société qui est divisée, rassembler les Français autour d'un grand projet". Il fustige au passage l'autorisation donnée par la ministre de la Transition écologique de chasser des espèces protégées, et dénonce "l'obsession nucléaire" de l'exécutif.

"738 millions d’euros ont été affectés à la recherche sur le nucléaire, souligne-t-il. Imaginez cet argent investi dans les énergies renouvelables, dans l’hydrogène, dans l’isolation des logements… On aurait été beaucoup plus vite. On aurait créé des emplois. C’est une faute politique". 

Sur Greta Thunberg

Interrogé sur ce qu'il pense de la jeune militante suédoise, Yannick Jadot prend quelques distances. "Tout le monde en fait des caisses autour de Greta Thunberg, peut-être qu’elle-même en fait un peu trop. Ce que j’aimerais, c’est qu’on parle moins du personnage, et qu’on parle de ses alertes, des actions engagées et de ce qui n’est pas fait". Il déplore néanmoins que certains attaquent la jeune fille au lieu de parler des solutions au dérèglement climatique. 

Sur sa vision de l'écologie en politique

Le député européen EELV estime qu'il faut aujourd'hui faire de l'écologie "en souriant". "Les gens sont suffisamment déstabilisés, il ne faut pas les agresser, les engueuler en permanence culpabiliser, leur foutre la trouille", dit-il. 

Sur les feux en Amazonie

Comment contraindre le président brésilien à agir contre les feux de forêt qui ravagent l'Amazonie ? Yannick Jadot rappelle que la France "est le premier importateur européen de soja transgénique", et plaide à ce titre pour "un embargo". "Il y a d'autres protéines qu'on peut trouver" pour permettre aux éleveurs de nourrir leurs animaux, selon lui.

Sur les alliances possibles au municipales

Accusant les Républicains de "déni écologique", Yannick Jadot insiste néanmoins sur le fait que les municipales sont "36 000 cas particuliers", et non une élection nationale. "Aujourd"hui, partout, nous essayons de réunir toutes celles et ceux qui veulent se réunir autour des projets écolos pour les porter au premier tour. Moi je me suis toujours senti de gauche, mais plus personne ne croit que le camp de la gauche suffise ! S’ouvrir, ça n’est pas se ramollir, c’est grandir, c’est se donner une chance de gagner"

Sur le bilan d'Anne Hidalgo à Paris

"Le bilan d'Anne Hidalgo en matière d'écologie est celui des écologistes. Donc cette partie là, j'en suis très fier", déclare Yannick Jadot. "Nous voulons maintenant diriger pour que ça aille plus vite, plus fort, que ça se fasse avec bienveillance. On ne se présente pas contre elle, non, on se présente pour l’écologie"

Au-delà des grandes agglomérations, Yannick Jadot espère que les écologistes seront "forts" sur les villes moyennes.

  • Légende du visuel principal: Yannick Jadot, le 11 avril 2019. © AFP / Anne-Christine Poujoula
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