François de Rugy, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire sont les invités de Questions politiques.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire s'est dit "très choqué par ce déchaînement de violence" au lendemain du samedi soir de mobilisation des "gilets jaunes".

Invité ce dimanche de Questions politiques, quelques instants avant de rejoindre Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Christophe Castaner et Laurent Nuñez à l'Élysée, François de Rugy a assuré que "le gouvernement ne restera pas sourd et muet" dans les jours qui viennent, pour éviter que de tels débordements arrivent de nouveau samedi prochain ou les suivants.

Parmi les revendications des "gilets jaunes" figure un moratoire sur la taxe carbone. Mais pour François de Rugy, cette solution ne semble pas envisageable. "Un seul trimestre, 650 millions d'euros. On les finance comment ? Vous voulez que l'on fasse cette mesure et que de l'autre côté on abandonne les mesures d'accompagnement ?"

Pour autant, François de Rugy promet que toutes les revendications des "gilets jaunes" sont examinées, "tout est sur la table".

Devant des violences "extrêmement graves", François de Rugy a renvoyé la responsabilité aux politiques qui ont encouragé ces manifestations, tout en étant conscients des débordements qui pouvaient survenir d'un mouvement spontané et sans chefs de file. Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez et Marine Le Pen ont "encouragé les Français à aller dans la rue", a affirmé François de Rugy. Il a estimé qu'il devait "assumer leurs responsabilités" et dire, "ces manifestations doivent cesser."

François de Rugy reconnaît qu'il y a "plusieurs catégories de manifestants, des casseurs professionnels sans doute, sûrement, qui viennent s'infiltrer comme ils le font dans d'autres manifestations. La particularité, c'est que là on a à peu près tous les casseurs professionnels de l'extrême droite, de l'extrême gauche ou d'ailleurs. Il y a des manifestants pacifiques, mais il y a aussi des manifestants qui veulent casser et que ne sont pas des casseurs professionnels." Face à la colère croissante des gilets jaunes, "c'est la sécurité d'abord, c'est la priorité absolue [...] Nous sommes parfaitement conscients de la gravité de la situation et du niveau de mécontentement."

Face à de "déchaînement de violence", "l'Etat doit assurer la sécurité et nous ferons tout, tous les moyens de l'Etat seront mobilisés pour garantir la sécurité." François de Rugy a insisté sur le fait qu'il y ait "la prévention et la répression. Il faut que ce soit clair, les actes de violence seront réprimés, les responsables de violence seront réprimés, nous ferons tout pour les identifier et ensuite qu'ils soient condamnés." Selon le ministre, il y a un "climat de violence qui existe au sein des gilets jaunes."

Brune Poirson décrypte les ambitions du gouvernement sur la Cop 24

Brune Poirson sur le plateau de Questions politiques
Brune Poirson sur le plateau de Questions politiques © Radio France

La secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire a succédé à François de Rugy sur le plateau de Questions politiques. Au micro d'Ali Baddou et interviewée par Carine Bécard de France Inter, Françoise Fressoz du Monde et Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions, Brune Poirson a détaillé les enjeux de la COP 24 qui s'ouvre ce jour à Katowice en Pologne.

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François de Rugy © AFP / HILIPPE LOPEZ / AFP
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