Pierre Moscovici, Commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Fiscalité et Douanes, est l’invité de « Questions Politiques » ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Carine Bécard (France Inter), Virginie Malingre (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

Un regain d'intérêt pour l'Europe : "Ce sursaut ne doit pas être un sursis"

Pierre Moscovici s'est réjoui de voir une participation en hausse pour les élections européennes. 

Un surcroît de participation, notamment chez les jeunes, qui n'est pas uniquement français mais européen. 

On a pris conscience que beaucoup de choses se passent à Bruxelles. 

"On attendait une percée nationaliste, elle a eu lieu", explique-t-il, "mais beaucoup plus contenue que ce que l’on pensait". 

Il précise toutefois, que la campagne en France "n'a pas fait battre mon cœur", en disant sans donner de précision qu'il avait voter à gauche. 

Choisir un président pour la Commission européenne

Pierre Moscovici a expliqué les différentes étapes du choix d'un président pour la commission européenne, ainsi que pour le parlement. 

Dans un premier temps, il note que cela fait 15 ans que la commission est présidée par une personnalité de tendance conservatrice. "Pour moi ça suffit", a-t-il dit, aspirant à voir un social-démocrate arriver à la tête de la commission.

Interrogé sur les président.e.s potentiel.le.s, il cite notamment Frans Timmermans,ancien diplomate néerlandais, et Margrethe Vestager, commissaire européenne à la Concurrence. 

Pour l'Italie, "vous en saurez plus mercredi"

La Commission européenne fera des "propositions" la semaine prochaine à l'Italie dont les finances publiques se détériorent, a déclaré  le commissaire européen aux affaires économiques et financières.  "C'est la semaine prochaine que la Commission européenne doit faire des propositions sur l'Italie", a-t-il dit  en confirmant avoir envoyé cette semaine une lettre au ministre des Finances italien.  

"S'ils ne respectent pas du tout les règles, alors il faudra que la Commission européenne et les Etats européens prennent leurs responsabilités", a-t-il ajouté.  

"L'Europe, c'est aussi une copropriété, il y a des règles que tout le monde observe. On ne peut en avoir un seul qui s'assied dessus. De ce point de vue là, il faudra quand même trouver un terrain commun", a-t-il poursuivi.  

Il précise toutefois n'avoir "sanctionné personne" depuis cinq ans et dit favoriser autant que possible le dialogue avec le gouvernement italien.  

L'Italie a promis samedi de respecter les règles européennes dans son budget pour 2020 en dépit de la détérioration de ses comptes et de la promesse du gouvernement italien de procéder à des baisses d'impôts.  Deux responsables de la zone euro ont indiqué lundi que la Commission européenne devrait prendre le 5 juin des mesures disciplinaires contre l'Italie.

En France, "la gauche est revenue à flot"

Pierre Moscovici a compté que la gauche en France représentait désormais 25% des suffrages exprimés lors des élections européennes. Il estime que les différentes forces devraient se rassembler "pour faire quelque chose de nouveau". 

Je ne compte pas Jean-Luce Mélenchon car "Mélenchon a fait un choix condamnable, populiste et nationaliste". "Mais" a-t-il rajouté, il existe une "une gauche écolo, social démocrate et européenne"

Quel est son avenir personnel ? Le 1er novembre la commission européenne change de mains. Il envisage de continuer à défendre ses convictions mais pas forcément de faire de la politique de manière "élective". 

Le portrait de Pierre Moscovici par Carine Becard

  • Légende du visuel principal: Pierre Moscovici est l'invité de France Inter © Radio France /
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