Le député La République en marche des Hauts-de-Seine est l'invité d'Ali Baddou dans Questions Politiques, en partenariat avec "Le Monde" et franceinfo.

Thierry Solère, député LREM des Hauts-de-Seine.
Thierry Solère, député LREM des Hauts-de-Seine. © AFP / Martin Bureau

Il est interrogé par Ali Baddou entouré de Carine Bécard (France Inter), Virginie Malingre (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

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"Je suis désespéré de la dérive identitaire dans laquelle on entraîne la droite"

Initialement issu des rangs du parti Les Républicains puis devenu Constructif, Thierry Solère vient de rejoindre La République en marche (LREM), suite à son exclusion de la droite. Il n'a donc "pas quitté les Républicains", comme il l'explique, mais il assure qu'il l'aurait fait de toute façon, face à "la dérive identitaire dans laquelle Laurent Wauquiez et ses amis sont en train d'entraîner la droite française, ou en tout cas une partie de la droite française".

Il dénonce ceux qui veulent "tourner le dos à la construction européenne, et casser la digue avec l'extrême-droite, qui a toujours été l'honneur de la droite". Thierry Solère va même plus loin, en assurant que Laurent Wauquiez va être élu "président de Sens commun", autrement dit la frange la plus à droite de la droite. "Quand il évoque le grand remplacement, c'est toute la sémantique de l'extrême-droite française."

Pour le député, l'année 2017 a été un bouleversement : "on a pris un risque démocratique, d'avoir Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon tous deux présents au second tour. Les gens veulent que ça marche, que ce quinquennat produise des résultats."

"Le gouvernement a engagé des réformes que la droite n'a pas osé faire"

Sur cette question du ralliement à La République en Marche, justement, Thierry Solère estime qu'il fallait clarifier les choses sur le fond. D'où le vote (ou a minima l'abstention) sur la confiance par les députés "constructifs", une "main tendue mais pas un chèque en blanc", selon lui. Impossible en effet pour Thierry Solère de ne pas se reconnaître dans la politique de la majorité : "Je me réjouis que le gouvernement ait engagé depuis six mois des réformes que souvent la droite n'a pas osé faire quand elle était au pouvoir, qu'elle a réclamées quand François Hollande était président de la République, et qu'elle critique ou qu'elle minore aujourd'hui."

Il salue également le choix d'Emmanuel Macron d'avoir, de manière inédite selon lui, voulu "gouverner avec ses électeurs du second tour", en nommant notamment Edouard Philippe à Matignon. Quant au débat droite/gauche, s'il reconnaît que les deux veulent encore dire quelque chose, il les estime "moins structurants que de savoir si vous tournez le dos ou non à l'Europe".

"Toute la classe politique va tourner le dos à la construction européenne"

Pour lui, les européennes seront un autre scrutin important. Favorable au nouveau système de listes nationales, il constate que, hormis chez La République En Marche, "tout la classe politique va tourner le dos à la construction européenne : Jean-Luc Mélenchon, et les socialistes qui courent derrière, refusent le capitalisme et tournent le dos à l'Europe ; la droite identitaire de Laurent Wauquiez et l'extrême droite le font pour des raisons identitaires. Au fond, au milieu il y a un bloc réformateur qui est pro-européen. Tout ça va s'incarner au moment de l'élection européenne".

Sur la questure : "Mea culpa"

Thierry Solère a également rebondi sur la polémique autour de son mandat de questeur à l'Assemblée nationale, obtenu alors qu'il était député LR et à laquelle il a tardé à renoncer une fois rattachée au groupe LREM. Une décision qui était, il le reconnait, une "erreur politique" même si d'un point de vue légal, rien ne l'empêchait de conserver cette position.

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