Julien Denormandie, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ville et du Logement, est l’invité d'Ali Baddou avec Carine Bécard (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

Julien Denormandie, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales.
Julien Denormandie, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales. © AFP / Bertrand GUAY

Macroniste de la première heure, le ministre Julien Denormandie a réagi dans Questions politiques à l'article publié ce dimanche par nos confrères du JDD. Sur l'option d'un référendum qui serait en préparation en secret par le gouvernement pour être proposé en même temps que les élections régionales fin mai, afin de sortir de la crise des "gilets jaunes", Julien Denormandie a déclaré que "tout est possible", sans pour autant confirmer ces informations. Au micro d'Ali Baddou, le ministre chargé de la Ville et du logement rappelle que le référendum n'est qu'un outil et que l'outil de sortie de crise ne sera décidé qu'après le grand débat national, qui doit s'achever mi-mars. 

"On érige le référendum comme quelque chose qui serait l'objet de sortie, mais c'est une erreur", répond Julien Denormandie. "Qu'est-ce qui importe ? C'est que, à l'issue de ce grand débat, on définisse quelles sont les mesures nouvelles, les propositions nouvelles. Après, si c'est un référendum, si c'est une voie parlementaire, si c'est une voie réglementaire… Je peux vous dire que notre méthode est de définir quelle est la chose la plus rapide, la plus pragmatique pour y arriver."

Un grand débat qui, pour le ministre, pèse bien plus lourd aujourd'hui que la mobilisation dans la rue. Aux 58 000 manifestants recensés dans toute la France ce samedi, 12e jour de mobilisation des "gilets jaunes", Julien Denormandie oppose les "600 000 contributions" recensées ce même jour ou le plus d'un millier de réunions publiques organisées.

Quelle politique contre le mal logement ?

Également interrogé sur la politique contre le mal logement qu'il mène, alors que la situation des riverains de la rue d'Aubagne, à Marseille, demeure compliquée après l'effondrement d'immeubles insalubres, Julien Denormandie a répondu aux critiques de la Fondation Abbé Pierre, qui publiait la semaine dernière son rapport annuel sur le mal logement. Le ministre a appelé à ne pas considérer uniquement les APL, qui sont un financement "en aval" du logement social, mais aussi tout l'investissement qui est fait "en amont", par le gouvernement, avec des sommes dédiées à la lutte contre le mal logement qui sont en hausse, affirme-t-il, alors que la Fondation pointe une réduction des budgets.

Julien Denormandie "choqué" par Laurent Wauquiez

Julien Denormandie, enfin, s'est attaqué frontalement à Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains. Lui qui élude la question de la personnalité de la tête de liste LREM pour les élections européennes, s'est dit "choqué" par le tournant pris par la droite de Wauquiez, en nommant, d'une part, l'anti-IVG François-Xavier Bellamy comme tête de liste LR et en accueillant d'autre part en réunion public, Eric Zemmour, dont le ministre dénonce le radicalisme.

Julien Denormandie, plus technique que politique

Carine Bécard dresse le portrait d'un ministre qui a davantage évolué dans les coulisses des ministères que sur le devant de la scène. Julien Denormandie qui, depuis, à appris à apprivoiser la politique.

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