L'ancien ministre et candidat à la primaire de la gauche Arnaud Montebourg est l'invité de Nicolas Demorand ce dimanche, en partenariat avec Le Monde et franceinfo:

Arnaud Montebourg sur le plateau de Questions politiques
Arnaud Montebourg sur le plateau de Questions politiques © Radio France / Capture d'écran France Inter

Premier candidat à avoir déposé ses parrainages pour la primaire de la gauche, Arnaud Montebourg s'est attaqué au programme de François Fillon, notamment en matière de santé, dénonçant le projet "d'avant-guerre" du candidat LR de réduire les remboursements de la sécurité sociale : "C'est un obamacare à l'envers [...] le prix de la mutuelle, c'est un problème dans le pouvoir d'achat des gens".

La primaire unira-t-elle la gauche ?

L'enjeu principal de cette primaire de la gauche, pour Arnaud Montebourg, est de réconcilier une gauche divisée. De Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon ou encore Sylvia Pinel à Emmanuel Macron, l'ancien ministre appelle à une union de la gauche : "le vainqueur de la primaire, il a une responsabilité : celle d'unir toutes les gauches".

C'est d'ailleurs crucial pour lui. Sans réunification de la gauche, la défaite est assurée en mai 2017. Arnaud Montebourg en est convaincu, il n'y a aujourd'hui "aucun candidat de gauche en mesure de l'emporter" face à François Fillon ou à Marine Le Pen, ni même capable d'accéder au second tour.

A la question d'une alliance entre les différents candidats et de l'éventuelle victoire de Manuel Valls à la primaire, Arnaud Montebourg se tourne plutôt vers Jean-Luc Mélenchon, moins vers Emmanuel Macron, avec qui il a été au gouvernement. Il proposerait ainsi au candidat du Front de Gauche, qui refuse à ce jour de participer à la primaire de la gauche, un "accord de gouvernement".

L'homme à la marinière serait-il rentré dans le rang ?

Carine Bécard s'est étonnée des changements de caractères du candidat Montebourg. Connu pour sa verve mordante, celui qui a su, en 2011, séduire avec son combat pour la "démondialisation" peine, depuis les trois derniers mois, à se faire entendre.

François Hollande renonce, le PS bat les cartes

En attendant François, on a eu "je renonce". En attendant Manuel, le PS pleure son président tandis que Mélenchon et Macron tapent du pied. Retrouvez la semaine politique de Laurence Peuron.

Et la santé dans tout ça ?

57% des Français font de la santé un thème prioritaire qui pèsera dans leurs choix électoraux, Isabelle Veyrat-Masson du CNRS note que cette question n’est quasiment pas abordée pendant les dernières campagnes électorales.

Les patrons "disent que le RSI est un scandale et je veux le réformer"

Manon Rescan, reporter au Monde, a interpellé le candidat à la primaire sur les attentes des petits patrons, en matière d'emploi notamment. Des attentes bien comprises par celui qui réfute d'avoir fait "une traversée du désert" pendant deux ans, laps de temps entre son départ du gouvernement et sa candidature pendant lequel il a plutôt "fait une traversée de l'économie française".

"Hadopi ne sert pas à grand chose"

Face à Damien Leloup, journaliste spécialisé dans les questions numériques au Monde, Arnaud Montebourg se montre ferme sur le téléchargement illégal, qui doit être puni. Mais il concède aussi qu'Hadopi n'a pas une réelle utilité aujourd'hui.

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