Séparatisme, crise de la Covid-19, régionales : François Bayrou, haut-commissaire au Plan, maire de Pau, président du Modem, était l’invité de "Questions Politiques".

"C'était un discours majeur, un moment où l'Histoire est reprise en main", a estimé François Bayrou, haut-commissaire au Plan, maire de Pau, président du MoDem, à propos du discours sur les séparatismes, prononcé cette semaine par Emmanuel Macron. Ce discours, rompant avec des prédécesseurs qui "hésitaient ou faisaient de grands discours sans qu'aucune décision ne soient jamais prises",dit, selon François Bayrou, invité de France Inter dimanche midi, "que nous choisissons l'unité du pays (...) nous décidons que nous allons écarter la tentation de division profonde de la société pour des raisons religieuses ou pseudo-religieuses"

"J'ai trouvé juste et très encourageant que le président de la République manifeste une fermeté indiscutable mais le fasse dans une ambiance de compréhension de ce que vivent les femmes, hommes, familles, enfants de culture différentes et qui ont pourtant besoin de vivre ensemble. Ce discours était un événement, pour l'unité du pays et pour la place que le président de la République a décidé de prendre dans ces questions angoissantes pour la société." 

"C'est un discours qui reconnaît explicitement à la conviction et la pratique musulmane leur place dans la République, explicitement", a encore ajouté François Bayrou.  

Instruction obligatoire à l'école dès 3 ans : "Il fallait un stop"

Le plan d'action du chef de l'Etat prévoit notamment, à partir de la rentrée 2021, une instruction scolaire à domicile "strictement limitée, notamment aux impératifs de santé". Elle deviendra donc obligatoire au sein de l'école dès l'âge de 3 ans. "On était devant un développement de la déscolarisation pour les enfants, spécialement pour les petites filles. (...) Il fallait une décision parce que quand ce type d'attitude progresse, il faut un stop", a estimé à ce sujet François Bayrou. 

Covid-19 : "S'il y a un danger, l'Etat doit prendre ses responsabilité"

"Tout le monde a eu un défaut d'anticipation, tout le monde a cru que c'était fini. Et notamment les plus jeunes, moins de 50 ans, moins de 30 d'avantage, ont cru que l'on pouvait de nouveau faire la fête, que c'était une manière de retrouver la vie", a regretté François Bayrou, déplorant les 17.000 nouvelles contaminations de samedi. "Dans une ville comme la mienne, où l'organisation des tests est très avancée et élaborée, on retrouve une augmentation de la contagion qui est très inquiétante."

À propos des mesures de restriction face à la reprise de l'épidémie, le maire de Pau se dire "pour que les élus locaux soient associés", "ce que les maires font quotidiennement avec les préfets, avec l'Etat". Mais "s'il y a un danger, l'Etat doit prendre ses responsabilité"_, a a poursuivi François Bayrou. 

Référendum sur l'indépendance en Nouvelle-Calédonie: le "non", "une bonne nouvelle"

"C'est une bonne nouvelle... Je trouve que la Nouvelle-Calédonie ne serait pas la Nouvelle-Calédonie sans la France et que la France ne serait pas entièrement la France sans la Nouvelle-Calédonie. Cette terre lointaine présente un exemple de vie en commun", a jugé François Bayrou, reconnaissant toutefois l'existence d'un "risque", les résultats étant serrés entre le "oui" et le "non". 

  • Légende du visuel principal: François Bayrou © AFP / ERIC FEFERBERG / AFP
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