Le premier secrétaire du Parti socialiste, député PS de Seine-et-Marne, est l'invité de "Questions Politiques" ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Laurence Peuron (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

Après avoir dirigé la France de 2012 à 2017, le parti, en passe de se doter d'un siège beaucoup plus modeste que celui de la rue de Solférino à Paris, tente d'endiguer la fuite des militants en attendant des échéances européennes et municipales décisives.  

Dans l'actualité de la semaine Olivier Faure retient l'annonce par Emmanuel Macron de la suprression de l'exit tax, dans le magazine Forbes. 

C’est un pouvoir qui devait être le nouveau monde et c’est en fait la nouvelle droite. 

L'exit tax concernait les contribuables partant à l'étranger, sa suppression suscite de nombreuses critiques contre la politique fiscale du gouvernement.

Enfin Olivier Faure demande à Emmanuel Macron d'intervenir directement après les propos de Donald Trump sur l'attentat du Bataclan. 

Dans un dictionnaire, le mot "indécence" pourrait être illustrer par la photo de Trump. La semaine dernière Macron était dans la bromance avec lui ; or il faudrait qu’il dise qu’il y a des bornes aux limites. Je souhaiterai que le président de la république intervienne directement"

Le portrait par Laurence Peuron : "le type du milieu"

Quelle position pour le Parti Socialiste dans le paysage politique ? 

Plusieurs questions se posent sur les choix stratégiques du Parti socialiste et de son nouveau patron. Quelle opposition, quelle résistance au pouvoir, quels alliés ? 

Pour Olivier Faure, le modèle qu'Emmanuel Macron défend est "un modèle libéral. .. Les Français choisissent Macron faute de mieux. Je veux dire aux français vous allez retrouver une gauche qui vous ressemble, qui construit, qui est elle-même, et réaliste". 

Olivier Faure n'a pas participé à la fête à Macron, 

Si nous voulons que le mouvement social se renforce il ne faut pas donner le sentiment de la récupération. Je ne veux pas que ce mouvement social soit restreint à ceux qui soutiennent les forces de gauche. 

Pour le rendez-vous du 26 mai, Olivier Faure déclare que "quand on connaîtra le mot d’ordre on verra…La convergence des luttes nous n’y sommes pas encore. Il a y un temps social, et un temps électoral. Les partis politiques ne doivent pas s’imposer devant la banderole syndicale" 

Quels sont les alliés du Parti socialiste d'Olivier Faure ? "Je parle avec tout le monde à gauche. Je n’ai pas de problème pour parler avec Jean-Luc Mélenchon". 

Dans un parti qu'il qualifie de "convalescent", Olivier Faure annonce qu'il veut lancer un certains nombre de chantier, incluant les Français, pour réfléchir et bâtir la France de demain. 

La présence de François Hollande le gêne-t-il ? "Par tempérament je n’en veux à personne, sinon à moi-même quand je ne suis pas là où on m’attend. Quand il parle du président des très riche, Hollande contribue à faire comprendre le macronisme. Le suspens autour de Hollande est artificiel ; aujourd’hui il cherche une place différente". 

Olivier Faure annonce qu'un inventaire du quinquennat Hollande sera fait : "Il n’a pas été compris, il mérite un inventaire ; notre bilan est gris. Je ne veux pas que nous soyons dans le déni. Tirons les lecons d’un échec terrible"

Selon Olivier Faure, il appartient désormais à son parti deretrouver la confiance des Français "par la mise en œuvre de chantiers pour construire la France de demain". 

Les comptes de campagnes de Macron

Le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure a souhaité que le parquet national financier "puisse s'autosaisir" à propos des avantages qu'aurait reçus Emmanuel Macron, de la société GL Events, lors de la campagne présidentielle de 2017.  

Je souhaiterais aujourd'hui que le parquet financier, s'il pense qu'il y a matière à enquêter, puisse s'autosaisir et faire en sorte qu'il y ait un droit de suite judiciaire

"On découvre qu'il y a des ménages et des mélanges qui sont très curieux,  dans cette campagne, il y a une espèce de connivence", a-t-il ajouté.  "Il y a des salariés de GL Events qui sont venus travailler dans la campagne", a-t-il ajouté, ils "ont été des amis utiles dans la campagne et visiblement auteurs de cadeaux".  "Je voudrais que nous puissions vérifier que le conflit d'intérêts n'a pas été au-delà de l'élection présidentielle. Il faudrait vérifier que cette entreprise n'a pas bénéficié, depuis, de contrats avec la puissance publique", a-t-il dit.  

Selon le site d'informations Médiapart, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) "a relevé les promotions exceptionnelles, parfois d'un pourcentage anormalement élevé", accordées par le champion de l'événementiel GL Events à l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron.

Trouver la voix des socialistes pour l'Europe

Olivier Faure considère que "Pour Macron l’Europe est un cheval de Troie de la mondialisation libérale". Macron a une vision institutionnelle là où je voudrais une approche de projets. Ne peut on pas accueillir ce qui doivent l’être ? C’est une mission historique. Je suis convaincu par ce que nous avons fait dans le domaine social et des libertés publiques pendant plus d’un siècle ; mais les socialistes n’ont pas pris la mondialisation suffisamment au sérieux. L’Europe est le bon échelon pour traiter des problèmes de la mondialisation. 

Le zapping de la semaine avec Aurélien Colly

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