Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires Étrangères, est l'invité de Questions Politiques ce dimanche.

Après la mort de deux soldats français au Mali, le ministre de l'Europe et des Affaires Étrangères a tenu à rendre hommage à "leur héroïsme, saluer leurs familles, leurs compagnons d'armes". Mais il a aussi assuré : 

"Leur combat doit continuer, il n'est pas question de lever la garde"

"Nous sommes dans une phase, au Mali, où il y a eu après ce qu'on a appelé le sommet de Pau début janvier qui a réuni autour du président Macron les chefs d'Etat de la région et le président du Conseil européen, nous avons dessiné une stratégie de renforcement de l'action au Mali, qui commence à donner des effets significatifs", assure le ministre. Il assure que des territoires, "en particulier dans la zone dite des trois frontières", qui sont "revenus à la vie civile". "J'ai toujours dit que c'était un long combat, un combat d'autant plus difficile que nous sommes dans une région grande comme l'Europe", ajoute-t-il. 

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Jean-Yves Le Drian assure que l'action dans cette région n'est pas vaine, car "nous formons les armées des cinq pays pour qu'ils assurent eux-mêmes leur propre sécurité à l'avenir", et que ces troupes combattent déjà aux côtés des troupes françaises. "Il y a eu, à Pau, des engagements qui ont été pris, à la fois de la part de Barkhane, de la France, pour lutter contre le terrorisme, et des engagements pris pour renforcer la force conjointe du G5 Sahel."

"Ce n'est pas rien, cinq pays qui mettent leurs forces militaires ensemble. Nous, on ne l'a jamais fait."

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Sur la situation au Liban, où la France a été parfois pointée du doigt vis-à-vis de risques d'ingérence dans les affaires du pays, Jean-Yves Le Drian assure que "chacun est dans son rôle dans cette affaire". "Le problème, c'est que quand un pays est au bord de la détresse, et que ce pays est un pays ami avec qui nous avons des liens forts, nous sommes de la famille, très proches les uns des autres, quand ce pays-là se refuse à toute réforme alors qu'il est alors de sombrer, et quand on sait que la moitié de ce pays a une population au-dessous du seuil de pauvreté, et que ce même pays vient nous demander de l'aide internationale, nous avons réuni une conférence pour demander qui voulait aider le Liban. On a obtenu 11 milliards d'euros, mais à la condition que les réformes se passent. Les Libanais doivent assurer des réformes (...), et la France doit ensuite aider à la reconnaissance de ces réformes par la communauté internationale", dit-il. 

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Quel rôle pour la France dans l'Europe et dans le monde aujourd'hui ? Le ministre rappelle que ce que fait la France, "nous le faisons nous-mêmes, et nous le faisons avec nos partenaires européens. Nous estimons que dans la phase d'instabilité que connaît le monde aujourd'hui, dans ce désordre, dans cette perte de régulations, dans cette brutalité de rapports, il importe que la voix européenne se fasse entendre, qu'elle puisse indiquer des chemins", dit-il, assurant que la France et l'Allemagne travaillent en symbiose. 

"Je pense que l'Europe est en train de quitter la phase de naïveté : elle était une espèce de puissance en retrait, elle devient une puissance qui s'affirme pour éviter que les uns et les autres soient soumis à la confrontation est-ouest ou à la rivalité sino-américaine", explique Jean-Yves Le Drian, qui assure que d'autres pays européens sont sur la même ligne. 

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Revenant sur l'empoisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny, il rappelle que "c'est grave, car ce produit militaire est interdit". Faut-il sanctionner la Russie ? "C'est un opposant russe qui est empoisonné sur le sol russe avec un produit militaire russe : nous disons aux Russes de nous expliquer pourquoi (...) : en fonction des explications qu'ils seront amenés à nous donner, nous serons amenés à prendre des initiatives". 

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Sur le Brexit, pour lequel les négociations sont au point mort, Jean-Yves Le Drian rappelle que le mandat de négociation "a été validé par les 27 pays de l'UE, sur les conditions des relations en particulier économiques entre le Royaume-Uni et l'Europe à compter du 1er janvier. Ce mandat n'est pas lié à la personne de Michel Barnier". "Les Britanniques ne semblent pas comprendre que si on veut un bon accord, il ne faut pas uniquement parler des sujets qui les intéressent eux, mais qu'il faut parler des sujets globaux de la relation future", ajoute-t-il. 

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Interrogé sur la politique intérieure, Jean-Yves Le Drian, qui se dit "de gauche depuis tout petit" et qui assume le fait d'être un ministre de gauche dans le gouvernement de Jean Castex, explique que selon lui, le plan de relance n'est pas une marque de libéralisme, "c'est du keynesianisme, une politique dans laquelle je me reconnais totalement" dit-il. De la même manière, interrogé sur la question du terme "ensauvagement", il affirme : "_Heureusement que la bataille politique ne se limite pas à des problèmes de vocabulaire. Je sais bien que les Français adorent ça. Je suis pour la sécurité (...) ceux qui sont victimes de l'insécurité ce sont les plus pauvre_s".

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Le portrait de Jean-Yves Le Drian par Carine Bécard

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  • Légende du visuel principal: Jean-Yves Le Drian © Radio France / Anne Audigier
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