Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, est l’invité de « Questions Politiques » ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Carine Bécard (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Jeff Wittenberg (France Télévisions). En direct de 12:00 à 13:00.

Consultations à Matignon et réunion à l'Élysée, bras de fer dans la presse: l'exécutif s'active pour sauver sa réforme des retraites, menacée par un mouvement social qui va quasiment paralyser les transports parisiens dimanche et fait craindre une pagaille sur les quais lundi.

"C'est le gouvernement qui choisit la confrontation et l'affrontement", déclare Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. "On verra mercredi soir, ce qui se passera jeudi", à savoir si la grève se poursuit, ajoute le leader de la CGT. 

"Cela dépend des annonces du Premier ministre" mercredi. Edouard Philippe doit détailler la réforme devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE). 

"Nous on ne dit pas un retrait ou rien, on dit un retrait et l’amélioration du système actuel qui est le meilleur au monde" , explique Philippe Martinez.    

"Quand on a un tel niveau de mécontentement, on réfléchit et on se dit 'la réforme, ce n'est pas la bonne', donc on remet les compteurs à zéro et on retravaille d'autres hypothèses à partir des propositions que fait la CGT par exemple", ajoute-t-il. 

"Chasser le naturel, il revient au galop. Là [le gouvernement] montre les muscles et dit 'on lâchera rien'. Qu'est-ce que c'est que cette façon d'écouter le peuple ?", s'interroge le syndicaliste, dénonçant également le "mépris" du gouvernement pour les syndicats.    "Nous avons fait la démonstration que ce système (…) va faire perdre à tout le monde, ce qui prouve que ce système n'est pas bon, donc il faut recommencer. Nous prétendons que nous avons un des meilleurs systèmes de retraite au monde qu'il faut juste améliorer et adapter à certaines réalités", assène le leader syndical.

Sur la suite du mouvement et notamment le ralliement du secteur privé, Philippe Martinez a signalé que déjà le 5 décembre , il y a eu 3500 appels à la grève dans l'agroalimentaire ou la métallurgie. 

Répondant à Bruno Le Maire, ministre de l'économie, qui a déclaré que la CGT "défend  ses troupes plus que les Français", Philippe Martinez, lui a renvoyé la balle : "il est encore dans la division, il a raté quelques épisodes .Parce qu'on défend tous les Français, parce que ce projet de loi concerne tous les Français. Il a du entendre ou voir que jeudi dernier il s'est passé quelque chose". "On ne lâche rien", a-t-il conclu.

Sur les détails de la réforme ou les différentes catégories de salariés, Philippe Martinez rapporte ces échanges avec Jean-Paul Delevoye : "Concernant les femmes et les seniors, quand nous parlons à Jean-Paul Delevoye, il est d'accord mais il répond que ça n'est pas de son ressort" . 

Il a toutefois salué le respect dont Jean-Paul Delevoye fait preuve vis-à-vis des syndicats, ce qui n'est pas le cas selon lui, des autres membres du gouvernement. 

Philippe Martinez a évoqué le cas de Radio France pour illustrer la méthode du gouvernement Macron : "Vous avez des taux d'écoute les meilleurs de France et pour vous remercier on vire 300 personnes"

  • Légende du visuel principal: Philippe Martinez au micro de Nicolas Demorand © Radio France /
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