Marc Fesneau, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement.

Pas de 49-3 pour les retraites

Le bras de fer sur les retraites a démarré à l'Assemblée dans une commission spéciale où les oppositions, LFI en tête, pilonnent la réforme portée par la majorité.

Pour autant, Marc Fesneau, veut croire que le débat aura bien lieu, et permettra d'améliorer le texte initial. 

Obstruer ce n’est pas de bonne guerre, nous avons la volonté de mener le débat. 

Le débat se poursuit actuellement en commission, ensuite il y aura la séance publique. L’objectif est de faire voter les députés avant les municipales. "On peut éventuellement débattre le week-end", explique le ministre en charge des relations avec le Parlement. 

Il reste encore plus de 15 000 amendements à étudier, déposés par les députés LFI. "Ça nuit au débat", estime Marc Fesneau. "Je le regrette, les Français seront juges,  de ceux qui auront voulu obstruer le travail, et de ceux qui auront voulu éclairer les débats". 

La procédure dite du "49-3"  n’est pas envisagée, selon Marc Fesneau. L’article 49.3 de la Constitution de 1958 permet au gouvernement de décider seul de l’adoption d’une loi, sans passer par le Parlement.

"Je vois bien où veulent nous emmener LFI", estime Marc Fesneau. Mais "ce n’est pas une volonté du gouvernement. Nous ne voulons pas avoir recours à cette procédure. Nous ne voulons pas que ce débat soit tronqué". 

Revoir le congé pour deuil d'un enfant

Le congé pour deuil d'un enfant doit-il passer de 5 jours à 12, comme proposé par les UDI-Agir ? La proposition de loi a été retoquée à l'Assemblée nationale. Suite à la polémique sur ce refus, le président de la République a-t-il blessé les députés en demandant aux députés de juger avec plus d'humanité. 

Marc Fesneau a estimé qu'il fallait prendre en compte le sujet dans son ensemble : "le temps des démarches administratives est à revoir, car il se rajoute à la douleur. Il faut essayer sans démagogie de répondre aux questions"

Le vote contre cette proposition a suscité un tollé de l'extrême gauche au patronat, et pour Marc Fesneau,  "C'est bien que le président de la République puisse intervenir quand des sujets peuvent susciter l'émotion, ça ne me gêne pas du tout".  La proposition de loi centriste "ne traitait pas la question des gens qui travaillent dans la fonction publique", ne concernait que les enfants mineurs, et ne traitait pas "l'accompagnement dans la durée".  Le deuil d'un enfant est "un sujet très global, qui nécessite que nous y réfléchissions collectivement", selon M. Fesneau. Ce n'est "pas une affaire d'argent", a-t-il assuré. 

La politique fiscale de Macron favorise-t-elle les riches ? 

Marc Fesneau revient sur les conclusions du rapport de l'OFCE, selon lequel les plus pauvres ne profitent pas des mesures fiscales prises ces deux dernières années. Pour lui, ce rapport n'a pas mesuré les progrès faits en matière d'emplois. Or "la logique de la perte d'emplois industriels est en train de s'inverser"

Le Modem et les municipales à Paris

Marc Fesneau, qui est issu des rangs du Modem, s'est exprimé sur la situation des candidats de sa formation, à Paris. Officiellement le Modem choisit de soutenir le candidat LRem Benjamin Griveaux. Mais deux membres du MoDem se sont associés avec des candidats LR à Paris. La numéro 2 du MoDem, Marielle de Sarnez sera en 2e position sur la liste du maire sortant LR du 6e arrondissement Jean-Pierre Lecoq.   Francis Szpiner candidat LR dans le 16e arrondissement de la capitale annonce la présence sur sa liste de Béatrice Lecouturier, présidente du groupe MoDem à la région Ile-de-France. 

Pour Marc Fesneau, il n'est pas possible de gagner Paris sans rassembler tout le monde, "au-delà du socle LRem et Modem réunis". 

Le portrait de Marc Fesneau

  • Légende du visuel principal: Marc Fesneau,ministre chargé des relations avec le Parlement © AFP / Ludovic Marin
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