Élisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire, était l’invité de "Questions Politiques" ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Carine Bécard (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

Le portrait d'Élisabeth Borne par Carine Bécard :

Au sujet de la marche contre l’islamophobie la ministre explique : "C’est inacceptable de penser qu’on va régler le problème de l’islamophobie en plaidant une forme de communautarisme... Je pense qu’il y a de l’antisémitisme, du racisme de l’islamophobie dans le  pays, ça a toujours existé malheureusement."

A propos de la laïcité, Élisabeth Borne s'en remet au droit "je pense que les règles sont très claires dans notre pays et ceux qui ne le pensent pas doivent relire nos lois sur la laïcité.

La Ministre de la Transition écologique et solidaire esquisse une critique du gouvernement : "Notre engagement écologique n’a pas été suffisamment visible sans doute pas suffisamment convaincant. Il faut sans doute accélérer." Sur la maltraitance animale, elle promet des annonces fortes , "d’ici quelques mois".

Évoquant la convention citoyenne composée de 150 Français qui travaillent sur ce projet de réduction de gaz à effet de serre, elle félicite ses membres. Après l’annonce de leurs propositions, le gouvernement pourra proposer des décrets, des lois ou même un référendum selon la ministre. 

Sur le nucléaire, la ministre refuse de répondre sur l'éventuelle création de 6 nouvelles centrales, "on regarde plusieurs scénarios" dit la ministre, notamment la création de nouvelles centrales mais "pas avant la mise en service de l’EPR de Flamanville". 

"Entretenir les centrales est aussi une manière de montrer son excellence. Travaillons sur l’excellence de cette filière" insiste l'ancienne patronne de la RATP.

Après que Donald Trump a officiellement quitté les accords de Paris sur le climat, aux yeux de la ministre cet accord reste pourtant irréversible , "monsieur, Trump ce n’est pas tous les Etats-Unis".

Sur le glyphosate, Élisabeth Borne estime que "Ce n’est pas en claquant dans les doigts qu’on sort du glyphosate."

A propos de l'abandon de la création du centre Europacity, dans le Val-d'Oise, elle estime que l'abandon de ce projet a été "une décision qui était difficile". Mais elle promet, "ce territoire on ne le laissera pas tomber". 

Revenant sur l'abandon de la taxe carbone, elle explique que : "La transition énergétique on ne la fait pas pour les gens, on la fait avec les gens."

A propos des agriculteurs, la ministre rappelle qu'ils sont dans une situation délicate, "Ils se sentent pointés du doigt, ils peuvent trouver cela injuste car ce n’est par plaisir qu’ils utilisent des pesticides qui sont d’abord dangereux pour eux."  

  • Légende du visuel principal: Élisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire © AFP / ludovic MARIN / AFP
Les invités
  • Elisabeth BorneMinistre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports.
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.