La ministre du Travail est l'invitée d'Ali Baddou dans Questions Politiques, émission de France Inter en partenariat avec Le Monde et France Télévisions.

Muriel Pénicaud, ministre du travail, est l'invité de Questions politiques
Muriel Pénicaud, ministre du travail, est l'invité de Questions politiques © AFP / Ludovic Marin

La ministre du Travail reviendra notamment sur l'application des ordonnances et les débats de la loi Travail.

Elle sera interrogée par Ali Baddou entouré de Laurence Peuron (France Inter), Virginie Malingre (Le Monde) et Jeff Wittenberg (France Télévisions). 

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Où il est question de 'revenants', de vie d'avant et de partis convalescents.    

Le portrait par Laurence Peuron : "Mumu..."

Muriel Pénicaud a fait partie de l'équipe Aubry 1991 à 1993. Période ante-35 h auxquelles elle était déjà défavorable. Elle a aussi été DRH chez Danone. La maxime d'Antoine Riboud en bouclier idéologique : "pas d'économique sans le social, pas de social sans l'économique".

Les emplois aidés et les emplois durables

Invitée un dimanche et interrogée sur le travail du dimanche, Muriel Pénicaud estime que s’il est respectueux des règles le travail peut-être épanouissant et pourquoi pas le dimanche pour ceux qui le choisisse. Concernant l'actualité marquante de la semaine, elle note que la Semaine des associations est passée inaperçue alors que la vie associative représente  13 millions de bénévoles, des gens qui travaillent et son le ciment cohésion sociale. 

Les emplois aidés sont-ils voués à disparaître ? 

Selon Muriel Pénicaud il y en aura 200 000 l’an prochain. "Le vrai sujet c'est que c’était des emplois qui restaient précaires. Ce n’était pas digne. Notre objectif c’est que le maximum de personnes en difficultés puissent accéder à la dignité du travail, les contrats aidés c’est un moyen. Faisons des emplois durables pour des besoins durables". 

De droite ou de gauche ? 

Muriel Pénicaud explique qu'elle a plus souvent voté à gauche qu'à droite mais... 

La réforme du travail à mi parcours

La ministre du travail considère que la moitié des Français ont compris la nécessité de la loi travail : "Les autres verront sur le terrain les changements ; les PME se sentent en confiance".  Elle rappelle que 6 réformes indissociables entre elles sont au programme : "Nous démarrons avec l'apprentissage, la formation profesionnelle et l' assurance chômage et plus tard il y  aura les retraites".

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a donné vendredi le coup d'envoi à la réforme de l'apprentissage avec une première séance de discussions qui a illustré le bras de fer entre les branches et les régions pour la gouvernance du dispositif.  Le gouvernement a mis sur pied quatre groupes de travail pour établir un diagnostic sur le fonctionnement de l'apprentissage, un secteur qui coûte 8,2 milliards d'euros aux entreprises aux régions et à l'Etat, et proposer des pistes de réforme d'ici fin janvier 2018.

"Le vrai juge de paix, c'est ce qui va se passer dans les entreprises", a indiqué celle qui dit être "persuadée qu'on peut faire converger l'économique et le social".  Pour faire baisser le chômage, "juste une loi Travail, ça ne suffit pas", a insisté Muriel Pénicaud, qui met l'accent sur l'apprentissage et la formation professionnelle. "On va voir les effets de ces deux réformes très structurantes dans 18 mois, deux ans, trois ans", a-t-elle souligné.          "On pense que [l'objectif] de 7% [de chômeurs] à l'horizon du quinquennat est raisonnable, sachant que d'où on vient cela ferait un énorme progrès", a déclaré Muriel Pénicaud, précisant que cela représenterait "environ un million de chômeurs en moins".

Il ne faut pas attendre d'effet immédiat sur la courbe du chômage. 

Nationaliser l’Unedic reste-t-il au programme ? 

La question ne se pose pas en ces termes aujourd’hui selon Muriel Pénicaud. "On va discuter avec les partenaires sociaux.Il y a plusieurs formes de gouvernance possibles".

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