Charles Michel, président du Conseil européen, sera l’invité de « Questions Politiques » ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Laurence Peuron (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

Alors que l'Union européenne semble avoir progressé ces derniers mois, le président du Conseil européen Charles Michel estime que cela est clairement lié à la crise sanitaire qui vient de survenir. "Le fait qu'il y a eu une crise très dure qui frappe le monde, qui frappe l'Europe, ça crée les conditions de se serrer les coudes et de se retrousser les manches. Quand il y a une crise, quand il y a un choc, on a la capacité de prendre des décisions plus courageuses, plus audacieuses, parce que les circonstances nous obligent à être plus audacieux et courageux", a-t-il déclaré.

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Le président du Conseil européen est désigné par les chefs d'État et de gouvernement. Il estime que la question d'une légitimité issue du vote est pertinente, et évoque la nécessité de "continuer à faire évoluer l'Union européenne pour qu'il y ait cette confiance des citoyens envers des institutions démocratiques légitimes", et ce même s'il tire indirectement sa légitimité d'un vote : "Quand je m'adresse au président chinois, ou au président américain, c'est avec la confiance, la légitimité qui est reflétée par les 27 chefs d'État et de gouvernement, et les 450 millions de citoyens qu'ils représentent", dit-il.

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Sur le Brexit : "Ce que nous voulons, c'est un bon accord"

Alors que les relations semblent se tendre notamment autour de la question des eaux territoriales, et que des navires de la marine britannique sont envoyés pour surveiller les zones de pêche, Charles Michel appelle au calme : "J'ai envie de dire "Keep cool", ce n'est pas parce qu'on est au terme d'une négociation qu'il faut perdre son sang-froid et sombrer vers des outrances. La Grande-Bretagne et l'Europe sont des amies, partenaires et alliées, et ce sera le cas aussi au-delà du Brexit (...). Je ne dirai pas comme Donald Trump que nos bateaux sont plus gros que les leurs ; côté européen en tout cas nous faisons preuve de sang froid, nous avons la démonstration de la force tranquille de l'Union européenne".

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Il affirme souhaiter un "bon accord" plutôt qu'un accord à tout prix : "Nous voulons des économies ouvertes, mais fondées sur l'équité, sur la réciprocité", explique-t-il, donnant un exemple concret : "Si la Grande-Bretagne décide de déployer des régimes d'aide d'État massives dans certains secteurs, c'est leur liberté, c'est leur souveraineté, mais c'est aussi la souveraineté européenne de ne pas accepter qu'il y ait des distorsions de concurrence injustes pour les entreprises européennes."

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Pour Charles Michel, "l'interdépendance, l'interconnexion entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne est gigantesque. Et c'est normal, parce qu'il y a depuis très longtemps un processus européen qui est un processus d'intégration (...), et pour la première fois dans l'histoire de la création de l'Union européenne un pays décide de quitter, pour pouvoir diverger, pour pouvoir s'écarter".

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Sur le plan de relance européen : "L'unité a une valeur colossale"

"La première étape a été fondamentale, alors que nous étions dans la gestion de l'urgence, avant l'été : c'était de poser des balises pour faire en sorte que nous disposions de moyens financiers nécessaires pour relancer l'activité économique. En juillet, quatre jours et quatre nuits non-stop, nous avons négocié et mobilié 1800 milliards d'euros pour ces prochaines années (...)". L'accord prévoyait que les pays membres s'engagent à respecter l'État de droit, or la Hongrie et la Pologne sont justement sous surveillance des institutions. "On a fait face à un écueil au moment de la mise en œuvre, un blocage de la Pologne et de la Hongrie qui n'étaient pas d'accord avec la formulation juridique des textes : il y a avait un danger si on n'était pas capable de valider ces textes".Après 23 heures de réunion, la décision a finalement été prise à l'unanimité "afin de libérer ces capacités financières dès l'année prochaine", explique Charles Michel pour qui l'unité, l'unanimité, est un critère important à atteindre, car il permet selon lui d'avoir plus de poids, plus de force, à l'échelle internationale. 

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"A partir du moment où nous décidons d'emprunter et d'investir ensemble, c'est une façon de renouveler nos vœux de mariage", explique le président du Conseil européen. Cela doit être, selon lui, l'occasion de prendre en considération des réflexions sur la fiscalité, notamment sur la possibilité d'une taxe carbone aux frontières de l'Europe. 

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Faudra-t-il revenir rapidement à une forme de retour à l'austérité après la crise ? "Le débat qui a lieu entre les ministres des Finances qui est très raisonnable. Mais quel est l'enjeu ? Ce Covid-19 a mis jusqu'à présent l'économie dans le coma. Nous devons réveiller le modèle économique en faisant les bons choix (...). Mais il est certain que quand on décide un emprunt, si nous devons être crédibles, nous devons être capables de le rembourser".

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Sur le vaccin contre le Covid-19 : "La confiance est liée à la transparence"

Charles Michel, qui rappelle que les vaccins vont être développés en un an contre 8 à 10 ans en temps normal, rappelle que ce qui permettra d'obtenir la confiance des citoyens, c'est la transparence. "Au plus les comités scientifiques auront accès aux informations, au plus cela donnera de la confiance et cela permettra d'en faire un succès", explique-t-il. Il ajoute que l'enjeu des campagnes de vaccination sera capital, car il y a 450 millions de citoyens à vacciner. 

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Le portrait de Charles Michel par Laurence Peuron

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"Nom Prénom : Charles Michel, âge : 45 ans la semaine prochaine nationalité : belge. Aucun lien de parenté avec Louise, la nôtre, la poétesse anarchiste envoyée au bagne pour ses œuvres rebelles lors de la Commune de Paris. Vous avez baptisé l’un de vos fils Maximillien mais n’y voir aucun hommage à Robespierre…je me trompe ?

Votre père est Louis Michel, ancien ministre des Affaires étrangères. Et vos premiers pas politiques, vous les faites très jeune, 16 ans au sein du parti réformateur libéral. Pas exactement la gauche hirsute. Comme en France on aime s’esbaudir sur la précocité de nos dirigeants, il faut avouer dans la catégorie vous faites figure de champion poids lourd. 23 ans, député, le benjamin de la Chambre des représentants, 31 ans ministre, 38 ans Premier Ministre, le plus jeune qu’un Roi Belge ait nommé depuis 1841 (date à laquelle soit dit en passant la jeune Louise Michel préparait la révolution)…

Votre Révolution a plus à voir avec celle que décrivait le candidat Macron dans l’ouvrage du même titre. Dynamiter mais au bâton des réformes. Vous augmentez l’âge de la retraite, réduisez les possibilités de pré-retraites, privatisez, décentralisez.

Les révolutionnaires se rappellent à vous très vite, vous êtes « enfrité ». Pour ceux qui ne sont pas familier de la chose, c’est une variante de l’attentat pâtissier. Bernard Henri Lévy en a une grande culture, la tarte à la crème projetée en pleine figure généralement en plein raout mondain. En 2014 donc vous êtes repeint de frites et de mayonnaise par des militantes d’un groupe d’avocat défenseur du droit du travail au nom de ce slogan "Austérité dehors, Michel dégage".

On ne vous dégage pas comme cela, en dépit des vicissitudes de la vie parlementaire belge, vous survivrez à la chute de votre coalition dite "kamikaze" avec les nationalistes flamands. Cinq ans Premier ministre avant d’être appelé à la Présidence du Conseil européen il y a un an. Et là vu les enjeux, la crise, le plan de  relance, la question migratoire et le Brexit, ce n’est plus à la dynamite que vous avez affaire mais à de la nitroglycérine."

  • Légende du visuel principal: Charles Michel © AFP / Dursun Aydemir / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
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