Nicolas Bay, député européen RN, est l’invité de « Questions Politiques » ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Carine Bécard (France Inter), Solenn de Royer (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

Nicolas Bay est revenu sur les manifestations de samedi "à l'initiative" de la famille d'Adama Traoré, "je devrais dire du gang Traoré", dit-il,  estimant qu'il s'agit d'une famille de "délinquants". 

"J’en retiens que le prétexte officiel de manifester contre les violences policières a abouti à des violences contre les policiers. Il y a pour une minorité une volonté d’exprimer la haine de la France. Avez-vous vu les violences inouïes dont les policiers ont fait l’objet ? C’était une démarche racialiste". 

Concernant les remises en questions du passé de la France vis-à vis des minorités issues de l'immigration, Nicolas Bay estime qu'"il y a  des personnes qui veulent culpabiliser les Français pour des faits que nous n'avons pas commis et que eux-mêmes n’ont pas subis"

Globalement, il dénonce une volonté de porter atteinte à l'image de la France et de la police. 

La porte-parole Sibeth Ndiaye souhaite rouvrir "le débat autour des statistiques ethniques" et le ministre de la Ville Julien Denormandie a annoncé de nouveaux "testings" dans les entreprises et il prône la suppression du mot "race" du préambule de la Constitution. Pour Nicolas Bay, le RN "a toujours été opposé aux statistiques ethniques". Mais il précise que si on faisait des statistiques dans tous les domaines, (logements sociaux, délinquance) " je pense que cela mettrait en évidence le lien entre immigration et insécurité par exemple". 

Interrogé sur la question des contrôles au faciès, dont le rapport Toubon a permis de montrer qu'ils sont plus souvent pratiqués sur des personnes de couleur, Nicolas Bay estime qu'"il ne faut pas racialiser la question".  "Est ce qu'un homme noir en cravate dans les beaux quartiers de Paris a vraiment plus de chance de se faire contrôler qu’un homme blanc en survêtement à Bondy ou Aulnay-sous-bois ? Evidemment pas" déclare-t-il.

Quelles mesures prendre à l'égard des forces de police ? 

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé cette semaine des sanctions à l'encontre de policiers en cas de "soupçon avéré" de racisme, provoquant leur colère, avant de reconnaître une erreur.

"Il a abandonné les policiers en rase campagne", considère Nicolas Bay, à la suite de ses dernières déclarations.   "Je refuse l'idée, qui n'est pas argumentée, pas chiffrée, selon laquelle il y aurait un problème majeur de racisme dans la police", a-t-il estimé expliquant que s'il y a de tels comportements "ils doivent être sanctionnés, et ils le sont d'ailleurs."

Comment renouer la confiance entre population et police ? Pour le député européen du RN, il faut "réarmer la police à tous poins de vues, moralement et matériellement'.  

Quand il y a des problèmes de violences, il considère que "le problème ce sont les ordres qui sont donnés aux policiers"

A quelques heures de l'intervention du président de la République, Nicolas Bay demande le limogeage du ministre de l'Intérieur. 

  • Légende du visuel principal: Nicolas Bay, député européen RN © Radio France / Laurent Philippot
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  • Nicolas Baydéputé européen du Rassemblement National
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