Amélie de Montchalin, secrétaire d’État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes, est l’invitée de « Questions Politiques » ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Carine Bécard (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (FTV).

C'est une semaine cruciale pour l'Europe, près d'un mois après les élections européennes. Il faudra d'abord désigner un président à la Commission, et pour la première fois les eurodéputés français pourraient ne pas soutenir un candidat francophone. "On soutiendra d'abord un candidat qui est d'accord avec nos priorités", explique Amélie de Montchalin. "Il y a bien d'autres critères à mettre en avant que les questions de drapeau ou de pratique du français : on aimerait qu'il parle français, mais on est prêt à changer de doctrine."

Le contexte est déjà compliqué pour les députés européens LREM. Les propos peu amènes de Nathalie Loiseau, révélés dans la presse, sur ses futurs voisins de groupe ont porté un coup à l'influence française au Parlement. "Ces propos posent question", reconnait la secrétaire d'État. "L'esprit dans lequel on veut travailler en Europe c'est un esprit d'union, de compromis, de consensus. Je ne vais pas qualifier ces propos, ils étaient en off, je n'étais pas dans la pièce."

Pour Amélie de Montchalin, les cinq ans qui viennent devront permettre de concrétiser plusieurs priorités au Parlement européen : "L'agenda stratégique sera construit autour de cinq ou six points : bien sûr, l'ambition climatique, que notre continent soit neutre en carbone en 2050 ; une priorité sociale, comment recréer une économie de marché sociale qui protège les droits des travailleurs ; toutes les questions fiscales, l'harmonisation fiscale ; une priorité industrielle, économique, avec une révision du droit de la concurrence pour pouvoir créer des champions européens..."

Une politique de "recrutement" agressive ?

Au niveau national, LREM semble vouloir jouer à fond la carte de l'attraction envers d'autres mouvements de droite, en particulier LR, dont plusieurs maires ont annoncé soutenir le gouvernement. "Ces 72 maires, ils n'ont pas dit qu'ils allaient prendre leur carte En Marche. Il y a deux maires de ma circonscription qui sont dans cette liste, je ne leur ai jamais demandé de faire autre chose qu'être ce qu'ils sont", précise Amélie de Montchalin. "Il y a une volonté de clarification : il y a des gens qui sont des opposants, d'autres qui sont prêts à travailler avec nous, c'est bien de le savoir. Je ne recrute personne, j'appelle à la clarté."

  • Légende du visuel principal: Amélie de Montchalin dans le studio de "Questions Politiques" le 16 mai 2019 © Radio France /
Les invités
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.