Benoist Apparu, député LR de la Marne et porte-parole d'Alain Juppé répond aux questions de Nicolas Demorand, Carine Bécard, Françoise Fressoz et Nathalie Saint-Cricq.

Benoist Apparu, porte-parole d'Alain Juppé
Benoist Apparu, porte-parole d'Alain Juppé © Radio France / Questions politiques - Capture d'écran

Le député Les Républicains de la Marne Benoist Apparu était ce dimanche l’invité de Questions Politiques. Celui qui est aussi le porte-parole d'Alain Juppé a été longuement interrogé par Nicolas Demorand, en compagne de Carine Bécard, journaliste politique à France Inter, Françoise Fressoz du Monde et Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions.

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Benoist Apparu s'est tout d'abord félicité de la bonne position d'Alain Juppé dans les sondages. Donné gagnant par celui du Parisien, publié ce dimanche, son porte-parole tempère toutefois. Il reste cinq semaines de campagne et rien n'est joué.

Alain Juppé, trop vieux pour présider ?

L'âge de celui qui pourrait devenir le candidat de la droite à l'élection présidentielle est une critique récurrente. A 71 ans, Alain Juppé pourra-t-il assumer pleinement son quinquennat ? Sans doute, répond Benoist Apparu qui met en avant les changements opérés à Bordeaux, "l'une des villes les plus contemporaines" du moment : "quand je vois ce qui a été fait à Bordeaux, [...] je dis qu'Alain Juppé se tourne vers l'avenir, pas vers le passé".

Ses idées aussi sont dites "vieillottes". Dans son programme économique, la ligne est très proche de sa politique de 1995. Où se trouve donc la modernité ?

Jugé "mou" pendant le premier débat de la primaire de la droite et du centre, Alain Juppé est aussi de ceux qui tendent le plus la main aux élus centristes. "Et pourquoi pas à Emmanuel Macron ?" Une hypothèse peu acceptable pour Benoist Apparu. Le porte-parole d'Alain Juppé le juge sévèrement de "supercherie politique".

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La justice sociale, absente du programme ?

Très libérale, la ligne politique du camp Juppé pose question lorsqu'il s'agit de lutter contre le chômage. Entre des allocations dégressives pour les chômeurs, l'ambition de repasser aux 39 heures, de repousser l'âge de départ à la retraite à 65 ans ou encore de ne faire des cadeaux fiscaux qu'aux entreprises et aux plus riches (en supprimant l'ISF), mais où est donc la justice sociale ?

Justice sociale mais aussi intégration. Laetitia Gayet, reporter à France Inter, a pointé la situation de la cité de la Grande Borne, cette cité à cheval entre Grigny et Viry-Châtillon, en région parisienne, où des policiers ont été gravement blessés, une semaine auparavant. Un lieu où ni la mixité sociale, ni l'identité n'existent. Alors, comment, à l'image d'Alain Juppé, parler "d'identité heureuse" dans ces quartiers où il n'y a ni poste, ni commerces, ni identification à la France telle qu'elle est vantée par le candidat ?

Liberté de la presse : "appliquer une loi de 1881 quand l'ordinateur n'existait même pas, peut-être qu'on peut l'adapter à la marge"

Martin Untersinger, journaliste de la rubrique Pixels, du Monde.fr, a interpellé Benoist Apparu sur la mise en péril de la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Un vote du Sénat qui n'était pas nécessaire, répond le député LR, mais pourtant, une telle loi, créée quand "l'ordinateur n'existait même pas", ne pas s'appliquer en totalité aux problématiques de "dérives graves" rencontrées aujourd'hui sur Internet.

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Benoist Apparu, fidèle à Juppé depuis presque 30 ans

La rencontre entre Alain Juppé et Benoist Apparu, alors âgé de 19 ans, a fait du premier le mentor du second. Le portrait du porte-parole du favori des sondages pour la primaire de la droite et du centre est signé Carine Bécard.

La semaine politique de Frédéric Métézeau

Que s’est-il passé cette semaine en politique ? Frédéric Métézeau, journaliste politique à France Inter, revient sur le débat entre les sept candidats à la primaire de la droite et du centre. Un débat où Jean-François Copé est notamment remis à sa droite par Nicolas Sarkozy, où Bruno Le Maire, ancien ministre du même Sarkozy, affirme incarner le renouveau, où Juppé répond sur son casier judiciaire.

Les primaires, fin de la démocratie des partis ?

Primaires ouvertes, pouvoir médiatique… Mais où sont passés les partis politiques ? Isabelle Veyrat-Masson, du CNRS, retrace l’évolution du pouvoir des partis dans la démocratie.

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