Le député européen et vice-président du Front national en charge des affaires européennes est l'invité d'Ali Baddou dans Questions Politiques, en partenariat avec "Le Monde" et franceinfo.

Nicolas Bay le 5 février 2017 à Lyon
Nicolas Bay le 5 février 2017 à Lyon © Maxppp / Aurelien Morissard

Nicolas Bay répond à Ali Baddou, entouré de Carine Bécard (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

"Je crois que les électeurs de droite ont été fortement déçus par Nicolas Sarkozy et qu'ils voient Laurent Wauquiez tenter de faire la même chose" a réagit le numéro 2 du Front national, après la récente élection de Laurent Wauquiez à la tête de Les Républicains. Très critique, Nicolas Bay ne voit pas en Laurent Wauquiez un allié potentiel car, explique-t-il, la droite n'est pas vraiment, à son sens, en train de former une opposition à Emmanuel Macron.

"Il vient braconner un peu, comme on dit, sur les idées du Front national mais il fera comme ce que fait toujours la droite c'est-à-dire parler comme le Front national quand ils ne sont pas au pouvoir et puis diriger comme la gauche quand ils le sont", a-t-il également dénoncé.                     

Sur la composition de la politique de la droite, dont les lignes internes se distinguent en deux courants, entre la droite dure et une autre plus proche du maire de Bordeaux Alain Juppé, Nicolas Bay renvoie à la nomination de la garde rapprochée du nouveau président de LR : "On a le sentiment qu'il n'a pas choisi entre deux lignes. D'ailleurs, la nomination de ses vice-présidents en ait une illustration. Il n'a pas choisi entre Alain Juppé et Patrick Buisson. Cela montre l'absence totale de sincérité politique de Laurent Wauquiez. Le fait qu'il fasse un grand pas idéologique est la preuve qu'il n'a pas de ligne, il n'a pas de constance", a-t-il assuré.

"Marine Le Pen fait des 150 députés les plus actifs"

En début d'émission, Nicolas Bay a réagi sur la santé financière du FN, le parti étant en difficultés, "notamment parce [qu'on n'est] pas encore remboursés des dernières campagnes, de quelques centaines de milliers d'euros, mais [on] a surtout besoin de recevoir, comme n'importe quel parti, des adhésions par internet".

Le parti qui tente de sortir de l'enlisement a mené une consultation auprès des adhérents en vue du congrès de mars. Un questionnaire dont Nicolas Bay tire un enseignement : sur la question de la souveraineté monétaire, "indéniablement, les Français ont exprimé de fortes réticences face à certaines positions qui ont été mal présentées ou mal exprimées". "Notre projet économique et notre projet européen n'ont jamais été limités à la question de la souveraineté monétaire" a redit le numéro du FN. 

Quant à sa ligne à venir, elle sera fortement identitaire. Nicolas Bay l'affirme, "la question de l'identité est le grand défi de la prochaine décennie" : "Partout ce sont les nations et la nécessité de protéger son identité qui est en train de revenir"

Mais à plus court terme, que fait le FN ? Nicolas Bay a balayé l'accusation de transparence de la leader du parti, inaudible à l'Assemblée nationale car le FN n'est jamais parvenu à y composer un groupe parlementaire. "Marine Le Pen fait des 150 députés les plus actifs" répond Nicolas Bay, "tout comme les autres élus FN". Le vice-président assure qu'elle travaille, en commission notamment : "Elle n'est pas obligée de poser une question au gouvernement, elle peut intervenir autrement et elle le fait sur de nombreux dossiers".

A la bonne place au bon moment : la fulgurante ascension de Nicolas Bay

En sept ans, notre invité est passé de simple militant à numéro 2 du Front national. Une ascension retracée par Carine Bécard qui dresse le portrait d'un bosseur, assurément, mais qui a su aussi se positionner au bon moment, quand d'autres ont tourné le dos au parti ou ont été priés de le quitter.

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