Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France, est l’invité de « Questions Politiques » ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Carine Bécard (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

Le portrait de Xavier Bertrand par Carine Bécard

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, invité de Questions Politiques sur France Inter et franceinfo dimanche, se dit "révolté" par les scènes de violences qui ont émaillé la veille la journée de mobilisation des "gilets jaunes".   

"Révolté"          

Interrogé sur sa réaction en découvrant les images de violences et les dégradations commises contre des commerces, des banques et des restaurants sur les Champs-Elysées, samedi, Xavier Bertrand se dit "Révolté. Complètement révolté, en se posant la question: pourquoi les forces de l'ordre ne sont pas intervenues. Quelles consignes leur ont été données?"

Avant même la loi anti-casseur, Xavier Bertrand estime qu'il existe des moyens de prévenir les violences et d'arrêter les casseurs.

Xavier Bertrand note que l'on connaît le nombre d'arrestations, de garde à vue, mais on ne sait pas combien de personnes ont été sanctionnées et privées de liberté depuis le début de la crise des gilets jaunes. C'est le seul moyen selon lui de mettre les gens hors d'état de nuire. 

"Je pense que c'est une guerre contre la République, a expliqué Xavier Bertrand. Je suis désolé, vous ne pouvez pas continuer dans un pays comme le nôtre à avoir des gens qui veulent tout foutre par terre. Parce qu'il n'y a pas qu'en France, et ça ne s'arrêtera pas comme ça".

Le gouvernement ne doit pas avoir peur de faire usage de la force

Le président des Hauts de France ne souhaite pas entretenir une confusion entre les gilets jaunes et les personnes violentes. Il attend que le gouvernement donne des réponses claires aux Français à l'issue du grand débat. 

Propositions pour le pouvoir d'achat

Pour Xavier Bertrand, "les gens aujourd’hui ont l’impression de se faire broyer", et on est dans "le cycle de la dernière chance".

Il propose notamment plusieurs mesures pour restaurer le pouvoir d'achat des Français : une aide à la mobilité déjà en place dans sa région, ou bien une TVA réduite sur une liste de 100 ou 200 produits essentiels. Après avoir obtenu un accord de principe de grandes enseignes de distribution il s'apprête à écrire au premier Ministre pour le convaincre. 

Selon lui, et d'après ce qu'il a entendu lors des débats dans sa région, les Français ne sont pas spécialement favorables au rétablissement de l'ISF. Ils veulent surtout que les riches consomment en France et que leurs dépenses profitent aux salariés français. 

"La France, enfer et paradis fiscal", selon les cas

Le 6 mars la France a mis sur les rails la taxe visant les géants du numérique, les GAFA, faute d'avoir rallié l'ensemble de ses partenaires européens au projet, sans abandonner toutefois l'espoir d'arriver à une solution au niveau international, considérée par Paris comme seule efficace.  Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a présenté en conseil des ministres un projet de loi instaurant une taxe de 3% sur le chiffre d'affaires numérique réalisé en France par les Google, Apple et autres Facebook (les "Gafa"). La taxe, rétroactive au 1er janvier de cette année, concerne une trentaine de sociétés.

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Faire revenir les enfants de djihadistes : "une décision à caractère humanitaire"

Le rapatriement surprise de cinq orphelins de djihadistes français vient d'avoir lieu. C'est le premier retour du genre depuis un camp du Kurdistan syrien, même si quelques rares autres enfants avaient été rapatriés seuls d'Irak. D'autres retours d'enfants, sans leurs parents, sont envisageables, selon un diplomate, qui rappelle la doctrine du "cas par cas" martelée par Emmanuel Macron depuis maintenant dix-huit mois. Le retour de ces cinq enfants correspond complètement à ce "cas par cas", glisse le diplomate, expliquant que la France a précisément choisi d'aller chercher ces enfants-là car ils étaient "très vulnérables, dans des situations très périlleuses, sans parents, sans protection immédiate".

  • Légende du visuel principal: Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France © AFP
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