"On a l'impression que notre État est fort avec les faibles et faible avec les forts", juge François-Xavier Bellamy, député européen LR, invité de "Questions Politiques" dimanche sur France Inter. Il pointe la responsabilité du gouvernement en ce week-end premier anniversaire du mouvement des "gilets jaunes".

Interrogé sur le premier anniversaire du mouvement des "gilets jaunes", au cours duquel des violences ont eu lieu dans le sud de Paris, près de la place d'Italie, l'eurodéputé Les Républicains François-Xavier Bellamy dénonce l'absence de réponse de l'État. "On a l'impression que notre État est fort avec les faibles et faible avec les forts", a-t-il estimé, invité de France Inter dimanche midi.

Il distingue les manifestants "gilets jaunes" qui ont défilé dans plusieurs villes françaises, avec les "casseurs" qui "en plein Paris ont pendant des heures pu incendier, empêcher les pompiers d'intervenir, caillasser les pompiers et finalement détruire même des monuments commémoratifs et cette stèle au Maréchal Juin." François-Xavier Bellamy pointe ainsi du doigt "l'incroyable impuissance de l'État" : "Il y a des stratégies de maintien de l'ordre qui sont manifestement défaillantes (...) Alors que les casseurs ne sont pas interpellés, on voit une stratégie de maintien de l'ordre qui continue à maintenir une forme de tension de crispation et qui ne cesse de fermenter cette tension au lieu de la résorber."   

"Il n'y a pas de liberté lorsqu'il n'y a pas d'ordre public. Il n'y a pas de liberté de manifester quand toutes les manifestations sont systématiquement prises en otage par des casseurs, des black-blocs, que l'on voit agir dans une forme d'impunité qui semble un peu sidérante", a poursuivi l'eurodéputé, estimant par ailleurs qu'un an après la naissance du mouvement des "gilets jaunes", et "malgré l'agitation médiatique organisée autour du grand débat", "rien" n'avait changé ; "Nous n'avons toujours pas de cap clair et de réponse apportée à cette inquiétude".

  • Légende du visuel principal: François-Xavier Bellamy © AFP / JACQUES DEMARTHON / AFP
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