Bruno Le Maire , ministre de l'Economie et des Finances, est l'invité de Questions Politiques

Bruno Le Maire
Bruno Le Maire © Radio France / Anne Audigier

Zapping politique d’Elodie Forêt : "C'est quoi le courage politique? "

Portrait : Bruno le Maire : "Politique, pas absolu"

SNCF : Pourquoi commencer par une grève ? 

Bruno Le Maire se dit surpris et déçu à l'annonce du mouvement de grève qui accompagne les discussions sur la réforme de la SNCF.  Les usagers vont être pénalisés alors que les discussions ne sont pas terminées. 

D'une manière générale le ministre ministre de l'Économie et des Finances, interrogé sur la réaction dépitée de Laurent Berger, secrétaire général du syndicat réformiste CFDT,  a répondu : "je crois que Laurent Berger n'a aucune raison d'être dépité!".    Bruno le Maire  a affirmé que le gouvernement souhaitait discuter avec les syndicats, mais qu'il y avait urgence à agir. 

La SNCF est une entreprise qui perd beaucou d’argent et pour le ministre de l'Economie et des Finances ce n'est pas viable. "Nous sommes attachés à la SNCF, à ses services publics, on a reculé devant des décisions difficiles dans le passé, mais il faut les prendre, les Français sont tout aussi lucides que nous." 

Interrogé sur la gestion d'un futur mouvement de grève massif, et de longue durée, Bruno Le Maire répond :

Nous tiendrons

La question de la dette de la SNCF, 40 milliards d'euros, est sur la table, affirme le ministre, estimant que les conditions sont réunies pour assainir la situation de l'entreprise publique; 

Bruno Le Maire souligne l'impatience des Français devant des problèmes récurrents, et des dossiers non résolus depuis longtemps comme la question du chômage. 

Cette majorité a été élue pour décider. Si les populismes montent c’est faute de décision

De privatisations confirmées 

Jeudi 22 mars est un jour de grève en France, mais Bruno Le Maire ne croit pas à la "convergence des luttes". Plusieurs dossiers et réformes sont en cours, sur le minimum vieillesse, sur l'union bancaire européenne, pour éviter que les Français n'est à payer les frais d'une future crise financière. Il confirme également qu'il y aura plusieurs privatisations, pas seulement Aéroport de Paris, sans vouloir nommer les entreprises concernées pour ne pas altérer leurs valeurs. 

Le rôle de l’état ce n’est pas de percevoir des dividendes. Car les dividendes servent à la modernisation des entreprises et pas au services publics. 

Bruno Le Maire expose sa conception des entreprises, avec des salariés plus associés aux décisions. Il faut que leur présence dans les conseils d’administration soit possible dans toutes les entreprises ; au final, il faut réconcilier salariés et entrepreneurs. 

Sortons de la lutte des classes ; nous avons chacun à gagner de l’autre 

Taxer les géants du numérique

La France plaide auprès des pays de l'Union européenne  pour une taxation des bénéfices des géants du numériques. "Au début, il n'y avait personne pour approuver cette idée,  au bout du compte il n’y a plus que ‘l’Irlande qui est contre nous" explique Bruno Le Maire.  Cette décision requiert l’unanimité. 

Situation dans les EHPAD : émotion sans décision

Les seniors et ceux qui s'en occupent haussent le ton : écoeurés de passer pour des "nantis", des dizaines de milliers de retraités se sont mobilisés partout en France cette semaine pour défendre leur pouvoir d'achat, souvent rejoints par les professionnels de l'aide aux personnes âgées, appelés à la grève pour réclamer plus de moyens humains, notamment dans les EHPAD. Bruno Le Maire rappelle à ce sujet que le minimum vieillesse va prochainement augmenter, et que la ministre en charge de ces  dossiers, Agnès Buzyn, va rendre ses conclusions d'ici 2 ou 3 mois. 

Emmanuel Macon et le boycott du stand russe à Livre Paris

Pour Bruno Le Maire, il y a des moments où il faut montrer que les limites ont été dépassées. Le message s'adressait bien à Poutine. "il a été reçu 5 sur 5", afffirme Bruno Le Maire. 

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