Le ministre de l'Intérieur est l'invité d'Ali Baddou dans Questions Politiques, en partenariat avec Le Monde et franceinfo.

Gérard Collomb est l'invité d'Ali Baddou
Gérard Collomb est l'invité d'Ali Baddou © AFP / Lionel Bonaventure

Au micro d'Ali Baddou, entouré de Carine Bécard (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint Cricq (France , Télévisions) Gérard Collomb a tout d'abord réagi sur le drame de Sarcelles survenu samedi soir, lorsqu'un policier a fait usage de son arme de service pour tuer trois personnes, sa compagne qui venait de le quitter et les parents de celle-ci, et blessant deux passants, avant de retourner l'arme contre lui.

Pour le ministre de l'Intérieur, ce qui s'est passé ne remet pas en cause le droit de port d'arme pour les policiers en permanence, décision prise après les attentats du 13-Novembre à Paris et à Saint-Denis. "C'est quelqu'un qui, à un moment donné, déraille totalement. Et comme il est armé, il peut tirer. C'est le drame de la police", a expliqué Gérard Collomb. 

Mais Gérard Collomb a également souligné de prendre en charge le bien-être psychologique des policiers. Bien souvent, explique-t-il, un policier ou une policière qui retourne son arme contre lui/elle le fait pour des motifs privés : "Cela demande beaucoup d'attention des cadres dirigeants de la police".

"Le PS grandirait à ne pas avoir des gens qui sont dans la caricature" a souligné Gérard Collomb en référence au tweet polémique de Gérard Filoche qui relayait un photomontage d'extrême-droite antisémite, tweet qu'il a rapidement supprimé mais qui vaut désormais des appels à une exclusion du PS. Pour notre invité, ce n'est pas la première fois que Gérard Filoche dérape de la sorte et Gérard Collomb s'étonne que cette procédure d'exclusion n'ait pas été évoquée par le passé.

Christophe Castaner "ne peut pas partir demain" du gouvernement

Au lendemain du premier Conseil national de LREM, le ministre de l'Intérieur est également revenu sur l'élection de Christophe Castaner au poste de délégué général du parti d'Emmanuel Macron. Une décision qu'il salue, car il fallait, à un parti aussi jeune "quelqu'un d'historique" pour en prendre la tête.

Au passage, Gérard Collomb a maintenu que Christophe Castaner n'avait pas accepté cette fonction à contrecœur.

Néanmoins, Gérard Collomb juge prématuré un départ du gouvernement de la part du nouveau chef de file de LREM : "Dans la phase actuelle, on est en plein débat parlementaire, il ne peut pas partir demain matin. Mais ensuite, que le président de la République, le Premier ministre et lui-même fassent le point, et ils décideront ensemble."

Gérard Collomb, Macron-compatible de la première heure

Le maire de Lyon, qui en seize ans a transformé totalement sa ville, a été l'un des premiers à croire en Emmanuel Macron dès que celui-ci s'est fait connaître en politique. Et pour cause,  Gérard Collomb a toujours assumé ses positions libérales au sein du parti socialiste. Son portrait est signé Carine Bécard

Une semaine politique riche en jeux de jambes

Entre questions de positionnement politique un peu plus à gauche pour le président Macron, grand écart pour Christophe Castaner entre le gouvernement et le parti de la majorité et positionnement à droite toute pour Laurent Wauquiez, Laurence Peuron a constaté du mouvement ces derniers jours chez nos politiques.

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