Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, est l’invité de « QuestionsPolitiques » ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Carine Bécard (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

Pour le commissaire européen, on n’est pas dans une crise post-Covid mais toujours dans la crise du Covid. "La pandémie se poursuit au niveau mondial, des pays se reconfinent, on est en train de vivre ce que beaucoup craignaient, une recrudescence de la pandémie, avec des foyers qui se développent de façon différenciée." Y compris en Europe : "Cette phase concerne la santé de tous nos citoyens européens, mais c’est vrai que les foyers émergent avec des célérités différentes [selon les pays de l’UE]."

Il estime que la fermeture des frontières entre pays européens était une erreur, en tout cas sous cette forme, et qu’il ne faut pas le refaire. "Moi en tant que commissaire au marché intérieur, j’ai appelé un par un tous les ministres pour rouvrir les frontières. Il y a beaucoup de choses qu’on ne refera pas : on ne les refermera certainement pas en ce qui concerne les marchandises et les travailleurs frontaliers." Autre changement, il constate que "la santé, élément plus important que tous, n’était pas une prérogative de l’Union européenne, mais les États ont demandé à ce que la Commission européenne s’en empare et coordonne."

Le commissaire européen revient également sur le plan de relance européen. "On est le continent qui a été le plus réactif et le plus attentif sur le volet social. On est dans une situation où les États ont décidé d’arrêter des pans entiers de leur économie, et c’était ce qu’il fallait faire. En Europe, on a décidé de façon massive de permettre aux États de compenser ce manque à gagner de leurs décisions." 

Il détaille aussi les conditions d’attribution des aides européennes. "37 % des sommes des plans de relance doivent être consacrés à tout ce  qui concerne la transition écologique : c’est extrêmement important. Ensuite, 20 % de ces sommes doivent être consacrées à de l’investissement dans le numérique. Le reste, c’est pour rendre l’Europe plus résiliente, plus souveraine, plus autonome."

Sur la question des tests, Thierry Breton dit "comprendre l’inquiétude et l’angoisse" : "Je comprends qu’on ait envie de savoir en permanence si on l’a ou si on ne l’a pas. Il faut avoir les résultats le plus rapidement possible, ça n’a pas de  sens de se faire tester et d’avoir le résultat 10 jours après, alors que dans cet intervalle on peut réattraper la Covid."

  • Légende du visuel principal: Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur © AFP / Dursun Aydemir / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
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