Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, est l'invitée de "Questions Politiques" ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Carine Bécard (France Inter), Virginie Malingre (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

Libres !, le mouvement de Valérie Pécresse, s'est réuni mercredi avec comme thème politique pénale. La présidente LR de la région Île-de-France prône la création de 12 000 places de prison, le renvoi des détenus étrangers dans leur pays d'origine pour effectuer leur peine, la généralisation des polices municipales armées qui seraient chargées de la police de proximité, l'abaissement de la responsabilité pénale à 16 ans et, pour "rétablir l'ordre" en banlieue, l'introduction d'une circonstance aggravante qui permette de doubler les peines pour les actes commis dans "certains quartiers" dont le centre de Paris. Selon la présidente de la région Île-de-France c’est parfaitement possible et légal.  

Valérie Pécresse souhaite également la légalisation de la reconnaissance faciale dans les transports.

"Jean-Luc Mélenchon incite ses sympathisants à la violence"

Interrogée au sujet de Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France Insoumise, qui s'est vigoureusement opposé aux magistrats et policiers lors de perquisitions menées mardi, au siège de son mouvement notamment, Valérie Pécresse a regretté "l'hystérisation du débat politique" pratiquée par Jean-Luc Mélenchon. Une hystérisation "pathétique et scandaleuse" qui "met de l'huile sur le feu et incite à la violence une partie de ses sympathisants, ce qui est une faute politique et une faute morale." Une attitude qui "révulse une grande majorité des Français" et" qui doit faire l'objet de sanctions exemplaires", selon l'élue LR.

Indispensable Europe

Valérie Pécresse a expliqué s'être rendue à Berlin "pour rassurer nos partenaires naturels de la CDU sur l'existence d'une droite française très européenne". Une ligne sur laquelle l'élue LR explique avoir fortement pesé.

Une Europe indispensable, pour Valérie Pécresse, face à la "menace de Trump qui a dit que l'Union Européenne est l'ennemie des Etats Unis, face à la déstabilisation organisée par Poutine qui soutient l’extrême droite en France et en Allemagne, face aux vagues migratoires et aux terrorisme islamique on ne peut pas faire sans une Europe forte."

"Si on veut résoudre le problème de la pollution à Paris, il faut travailler avec la banlieue"

Si la présidente de la région Île-de-France est opposée aux péages urbains et a combattu la pietonnisation des voies sur berge, ou du moins la méthode employée par Anne Hidalgo au nom "des banlieusards qui ne sont pas des citoyens de second zone et qui souffrent parce qu'il n'y a pas eu de concertation ou que ça n'a pas été fait de manière progressive", elle considère que cette affaire a prouvé qu'on ne peut pas mettre en place une stratégie cohérente sans travailler avec la banlieue.

Valérie Pécresse revendique d'avoir "obtenu grâce à son bras de fer sur la piétonnisation" et "alors que la ville de Paris refusait de les ouvrir", la mise à disposition de 1 000 places de parking à demi tarif pour que les habitants de banlieue puissent déposer leurs voitures.

"La pollution, sujet primordial de santé public"

Valérie Pécresse, qui se considère comme une écologiste, dit avoir mis en place une aide au remplacement des chaudières polluantes qui sont la cause, selon l'élue de "50% de la pollution en hiver à Paris". L'élue a lancé un appel d'offre de 1 000 bus électriques pour remplacer tous les bus diesel interdits d'ici à 2025. La région qui a mis "20 milliards d’euros sur la table pour faire plus de transports en commun." 

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Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France © AFP / ERIC PIERMONT / AFP
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