Jean-Luc Mélenchon, président du groupe France insoumise à l'Assemblée nationale et Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat étaient les invités de Questions politiques dimanche 22 mars.

Jean-Luc Mélenchon et Bruno Retailleau, étaient les invités de Questions politiques
Jean-Luc Mélenchon et Bruno Retailleau, étaient les invités de Questions politiques © Radio France

Jean-Luc Mélenchon: "Une opposition sans acrimonie, vigilante et exigeante"

Face à la crise du coronavirus, Jean-Luc Mélenchon, chef de file des députés insoumis à l'Assemblée nationale a estimé que la situation sanitaire actuelle n'avait "pas de précédent duquel s'inspirer" mais que l'opposition ne devait pas faire une confiance aveugle au gouvernement et "maintenir le feu de l'esprit critique, ne pas être des inconditionnels". "On est obligé de dire les choses sinon nous ferions preuve d'un silence que l'on qualifierait de complice", a-t-il ajouté, prônant "une opposition sans acrimonie, vigilante et exigeante". 

"J'espère que les auditeurs ont bien compris, si les bancs sont clairsemés c'est que nous avons pris la décision de ne pas être plus de trois pas groupe", a-t-il précisé au sujet de sa présence au sein de l'hémicycle.  

Le leader insoumis a par ailleurs estimé qu'il fallait "faire confiance à l'intelligence collective et pas seulement aux décisions de deux ou trois personnes, excédées, fatiguées, qui ont des décisions terribles à prendre" craignant la "tendance autoritaire" de l'éxécutif dirigé par Emmanuel Macron. 

"Pourquoi les mesures de réquisition, de nationalisation, de sécurisation des salariés ne sont pas prises ? Ils continuent à croire que la main invisible du marché va faire le boulot, la seule main invisible c'est celle du coronavirus", a regretté Jean-Luc Mélenchon à propos de la production de matériels, masques et produits nécessaires à la lutte contre l'épidémie. 

Bruno Retailleau: "La chloroquine, pourquoi ne l'utilise-t-on pas?"

"Ne prenons pas de retard sur le traitement", a exhorté dimanche Bruno Retailleau sur France Inter. Le sénateur LR réclame l'usage de la chloroquine. Cette molécule, qui pourrait constituer un traitement contre le coronavirus, est actuellement testée assure le ministre de la Santé.

Le patron des sénateurs Les Républicains Bruno Retailleau a réclamé dimanche au  gouvernement de ne pas "prendre de retard" sur le traitement du coronavirus en généralisant dès que possible l'utilisation de la chloroquine, un traitement anti-paludique dont l'efficacité est en train d'être testée scientifiquement.

"La chloroquine, pourquoi ne l'utilise-t-on pas ?", s'est interrogé sur France Inter l'élu de Vendée. "Elle a un avantage, elle n'est pas chère. Est-ce que c'est parce que les grands labos aimeraient se faire de l'argent sur le dos de nos concitoyens ?", a-t-il poursuivi, d'un ton accusateur. 

Alors que le spécialiste des maladies infectieuses Didier Raoult a conduit à Marseille une première étude prometteuse, mais sur un échantillon restreint de 24 patients, Bruno Retailleau a plaidé pour "qu'on n'attende pas ce que les milieux académiques peuvent attendre, c'est-à-dire des règles standards, académiques, de la recherche de risques".

"Peut-être faut-il simplement le prescrire en milieu hospitalier. Mais on élargit tout de suite la prescription. Et il faut que le directeur général de la Santé dise à tous les hôpitaux de France : allez-y ! De toutes façons qu'est ce qu'on risque ? Les gens meurent", a-t-il insisté observant que la France avait eu "suffisamment de retard" sur la question des masques, des tests et du confinement "pour qu'on n'en prenne pas sur le traitement".

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.