Jean-Louis Bourlanges, député MoDem des Hauts-de-Seine, est l’invité de "Questions Politiques" avec Ali Baddou et Carine Bécard (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde), Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne vont tenter de s'accorder le 30 juin sur le nom du prochain président de la Commission européenne. Parmi les noms qui circulent pour succéder à Jean-Claude Juncker, celui du Français Michel Barnier qui a "toutes les qualités requises" a affirmé ce dimanche sur France Inter le député MoDem des Hauts-de-Seine Jean-Louis Bourlanges.

"Michel Barnier a toute les qualités requises aujourd'hui. L'Europe est en voie 'd'archipelisation'. Il faut quelqu'un qui sache établir du lien, de la confiance, de la relation. C'est ce que  Michel Barnier a fait très très bien à travers la mission qui lui a été confiée de préparer l'Union européenne au Brexit" a déclaré Jean-Louis Bourlanges. "C'est un homme qui sait le point d'équilibre de l'institution qu'on lui confie, un homme qui pourrait remettre ensemble les morceaux de la porcelaine européenne" et qui "s'est bien amélioré" en anglais. 

"Nous pensons qu'il faut parler français car c'est une situation paradoxale que l'anglais demeure la langue quasi officielle alors qu'il n'y a plus que l'Irlande [comme pays anglophone, quand le Brexit aura eu lieu].  Le français pour nous c'est précieux. Ce à quoi nous sommes attaché surtout c'est au maintien du multilinguisme : ce qui n'est pas admissible dans le comportement de la commission et des institutions européenne c'est le monolinguisme anglais" insiste Jean-Louis Bourlanges.

Mis à part Michel Barnier, le député MoDem juge que "la candidate danoise Margrethe Vestager est d'une très grande qualité. On parle aussi de Christine Lagarde qui est d'une très grande qualité aussi".  

"Inquiet" sur la PMA 

Interrogé sur la PMA, Jean-Louis Bourlanges juge que "d'une façon générale, je sens bien que tout cela se fera, y compris la GPA" mais fait part de son inquiétude : "Je suis inquiet, au-delà, de voir le développement de nos sociétés vers l’eugénisme. Je crois que nous avançons, à travers des tas de moyens, vers une société ou après le désir d’enfant on va choisir l’enfant que l’on désire et on va le bâtir lui donner les qualités intellectuelles, physiques, qu'on attend de lui". 

"Je crois que la technologie dans 40 ans le permettra et je regarde avec effroi ce monde là, poursuit-il. C’est tout. Maintenant, ne me faites pas prendre une position dogmatique, je suis simplement assez inquiet des évolutions technologiques et je ne sais pas exactement où il faut mettre le holà et si on peut seulement le mettre. Je pense que nous allons vers un monde où nous contrôlons plus du tout ces problèmes et c’est très inquiétant."

  • Légende du visuel principal: Jean-Louis Bourlanges, invité de Questions politiques le 23 juin 2019. © Radio France /
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