Le député de l'Eure et candidat à la primaire de la droite et du centre répondra aux questions de Nicolas Demorand de 12h à 14h sur France Inter, Le Monde et franceinfo:

Bruno Le Maire, invité de Questions politiques
Bruno Le Maire, invité de Questions politiques © Radio France / Capture d'écran

Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite et du centre est l’invité de Questions Politiques, une émission présentée par Nicolas Demorand en partenariat avec Le Monde et FranceInfo:

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Bruno Le Maire, qui aimerait être le troisième homme de cette primaire de la droite et du centre, se distingue nettement de ses concurrents, de par ses idées et son absence de soutien annoncée au gagnant. Le député de l'Eure et ancien ministre de l'Agriculture a annoncé jeudi soir qu'il ne se plaçait pas en futur Premier ministre d'Alain Juppé ou de Nicolas Sarkozy. Ce dimanche, il a également critiqué les nombreux mandats de ses rivaux : "à eux tous, ils ont un siècle de mandats cumulés"

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C'est notamment sur son programme économique, très libéral même s'il réfute ce terme, que Bruno Le Maire se distingue. Pour relancer l'emploi, il propose une très discutée mesure : l'emploi à rebond. Une paupérisation des travailleurs qui peinent à sortir du chômage ? "Non", répond-il, arguant que ces bas salaires pourront être "cumulés" avec les allocations sociales.

Morandini sur iTELE : "cela ne me plaît pas"

Bruno Le Maire soutient-il iTELE ? Le candidat à la primaire de la droite et du centre a refusé de commenter l'affaire judiciaire dans laquelle est empêtré l'animateur Jean-Marc Morandini. Bruno Le Maire a néanmoins précisé sa désapprobation de l'arrivée de Morandini sur iTELE. Il a notamment fortement critiqué la position de Vincent Bolloré. Pour lui, un actionnaire ne devrait pas "avoir tout pouvoir" sur son média. Et effectue un tacle glissé, au passage, à son adversaire politique Nicolas Sarkozy : "vous n'entendrez jamais de ma part de critiques sur les journalistes, sur les magistrats, sur les pouvoirs qui ne sont pas le pouvoir exécutif."

Autre sujet de l'actualité, le démantèlement à compter de lundi de la jungle de Calais. Une évacuation "nécessaire" pour le député de l'Eure, qui rappelle qu'il ne faut pas avoir une vision à court terme du problème. Pour Bruno Le Maire, la question de l'accueil des migrants, c'est "le défi d'une génération". Le candidat à la primaire a enfin appelé à "renégocier les accords du Touquet".

Réformer le collège pour valoriser les métiers manuels ?

Bruno Le Maire a répondu aux questions de Marine Miller, journaliste au Monde, qui s'est intéressée aux diplômés français qui se sont reconvertis dans les métiers manuels. Boucherie, maraîchage... Pour Bruno Le Maire, ces filières doivent être portées, elles offre un avenir à la France dans les 25 ans prochaines années. Pour ce faire, le député de l'Eure veut casser le modèle scolaire unique pour mieux revaloriser l'orientation professionnelle, et ce, dès le collège.

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Interdire la consultation de sites djihadistes : "une bonne décision"

Damien Leloup, journaliste du Monde.fr spécialisé dans les questions numériques a abordé avec Bruno Le Maire la question des dérapages liés au blocage des sites djihadistes. En restreignant par erreur l'accès à Google et Wikipedia, Orange a suscité un flop lundi. Mais pour le candidat, cette position du ministère est "une bonne décision".

Bruno Le Maire a , au passage, fustigé la stratégie de transparence du gouvernement actuel pour lutter contre le groupe État islamique : "franchement, je trouve cela inquiétant. Je trouvais François Hollande jusque là inefficace. Je le trouve désormais ridicule et je me demande s'il ne devient pas dangereux".

Bruno Le Maire, le paradoxe entre modernité et politique de “vieux briscards”

Il prétend incarner le renouveau, mais Bruno Le Maire, concurrencé par une autre quadragénaire à la primaire, Nathalie Kosciusko-Morizet, maîtrise la communication politique comme ses aînés, relève Carine Bécard. La journaliste du service politique de France Inter trace le portrait d’un candidat qui veut gagner et s’opposer coûte que coûte aux deux favoris de la droite.

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La semaine politique de Laurence Peuron

En France, la semaine a été marquée cette semaine par les 640 pages de confessions présidentielles (Un Président ne devrait pas dire ça, de Gerard Davet et Fabrice L'homme) qui mettent le feu à la majorité. Mais aussi par les centaines de policiers qui protestent nuits debout, défiant l'autorité de leurs supérieurs et les us républiques. Les équipages de la majorité comme ceux des policiers crient au naufrage.

Les médias au service des primaires

Les primaires, passage quasi obligé de l’élection présidentielle à venir. Un mode de présélection désormais établi, qui oblige à une intense médiatisation pour susciter l’adhésion des sympathisants. Pierre Lefébure, du CNRS, revient sur les relations entre les primaires des partis politiques français et les médias, et leur impact sur les électeurs.

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