Élisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire, est l' invitée de « Questions Politiques » ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Laurence Peuron (France Inter) et Solenn de Royer (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France TV)

Élisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire
Élisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire © AFP / Julien DE ROSA / POOL / AFP

Alors que le déconfinement est entré en vigueur il y a deux semaines, la ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne estime que "les Français ont fait preuve de beaucoup de civisme", et qu'il faut, selon elle, "continuer à appliquer les gestes barrières qu'on connaît tous maintenant". 

Qu'en est-il des vacances des Français ? "Chacun peut commencer à réserver ses vacances", affirme-t-elle. Avec une possibilité de prévoir dès à présent les vacances pour juillet et août ; et une réserve pour le mois de juin : "On précisera les choses cette semaine", affirme la ministre, qui explique ne pas souhaiter annoncer des mesures avant le Premier ministre. 

"La logique est simple, elle est de vouloir redonner le maximum de liberté en ne prenant pas de risque, à ce que les gens puissent bouger davantage sans rouvrir une circulation du virus".

"On essaie de revenir le plus rapidement possible à la normale, en tenant compte de toutes ces contraintes", affirme-t-elle. 

Evoquant la réouverture prévue du parc du Puy du Fou, elle rappelle que "dans un premier temps ce sera avec les personnes qui habitent à proximité. Et quand on changera les règles, ce sera sur un périmètre plus large". "Les règles sur les parcs et jardins sont plus strictes quand on est dans les zones rouges, mais le Puy du Fou n'est pas dans une zone rouge", rappelle-t-elle. 

Pour autant, Elisabeth Borne rappelle que la recommandation est de prendre ses vacances en France. "On n'invite pas les Français à envisager des vacances à l'étranger", rappelle-t-elle, et même si d'autres pays, comme l'Espagne, ont d'ores et déjà annoncé la réouverture de leurs frontières prochainement. "C'est le choix de l'Espagne, en même temps elle a aussi mis des règles sur les gens qui arrivent en avion, c'est contradictoire", affirme-t-elle, expliquant que le gouvernement "ne peut pas recommander aux Français de prendre leurs vacances en Espagne aujourd'hui". 

La crise sanitaire va-t-elle changer des choses dans les habitudes des Français, dans l'économie française ? La ministre explique notamment avoir demandé des contreparties aux prêts garantis par l'État qui ont été concédés aux entreprises, comme Air France ou Renault. Avec Air France, les conditions portent sur "la réduction des vols sur des trajets pour lesquels il  a une alternative ferroviaire en moins de 2h30". Chez Renault, il est question "d'arrêter de développer des capacités de production à l'étranger" dit la ministre, qui affirme par ailleurs miser sur l'automobile électrique. 

Sur le vélo, Elisabeth Borne assure que "c'est une fausse idée de penser que c'est réservé aux centres-villes. Je pense que c'est vraiment un mode de déplacement dont toutes les qualités peuvent s'exprimer en ce moment", assure-t-elle, disant qu'essayer le vélo, c'est l'adopter, et que "1 000 kilomètres de pistes temporaires ont été réalisés par les élus", et que le gouvernement a mis en place une aide à la réparation du vélo.

Elle assure par ailleurs que la transition écologique et l'emploi ne sont pas incompatibles. "Ne pas prendre le virage écologique aujourd'hui, c'est mettre en danger son entreprise", explique-t-elle. "C'est une approche totalement dépassée de dire qu'on doit choisir entre la transition écologique et l'emploi, et beaucoup d'entreprises ont compris que préparer l'avenir quand on est un dirigeant, c'est précisément s'engager dans la transition écologique", ajoute Elisabeth Borne. 

Réagissant au fait que l'humoriste Jean-Marie Bigard a échangé au téléphone avec Emmanuel Macron, elle répond : "Le président de la République a toujours dit qu'il fallait écouter tout le monde. Si on se renferme sur le petit cercle des gens qui sont spontanément d'accord avec nous, ce n'est pas comme ça qu'on fait avancer les sujets". Elle affirme toutefois que contrairement à l'humoriste, elle respectera le fait que c'est au président et au Premier ministre d'annoncer les mesures. 

Les invités
  • Elisabeth BorneMinistre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports.
L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.