Daniel Cohn-Bendit, ancien député européen est l'invité de Questions Politiques ce dimanche.

Daniel Cohn-Bendit en janvier 2017
Daniel Cohn-Bendit en janvier 2017 © Getty / Sean Gallup

Hamon - Jadot, l'ébauche d'un parti social écologiste

79% des militants écologistes valident le ralliement de Yannick Jadot à Benoît Hamon. Pour Daniel Cohn-Bendit, c'est, pour l’avenir, l’ébauche d’un parti social écologiste. "Après cela le paysage sera complètement bouleversé". L'absence de candidat vert lors de l'élection présidentielle ne le gêne pas, car dit-il "si c'est pour faire 1,5 % et exister en se ridiculisant, c’est pas la peine."

Pourquoi Macron ?

En l'état actuel des rapports de force aujourd'hui, Daniel Cohn-Bendit estime que le seul moyen de faire barrage à Marine Le Pen c'est de voter Macron. "Aujourd’hui je vote Macron, mais je ne sais pas ce que je vais faire demain. Je ne vote pas idéologiquement, je vote pour battre Marine Le Pen". Pour lui toute la gauche devra in fine se rallier derrière Macron au second tour de l'élection.

Il donne quelques bémols sur le programme d'Emmanuel Macron. _"Emmanuel Macron doit clarifier. S’il veut une libéralisation du marché du travail il doit expliquer clairement la sécurité, comme le font les Danois". S_ur la légalisation du cannabis, et sur la question des drogues, Macron a eu peur selon lui.

Pourquoi de vieux briscards de la politique, Alain Minc, François Bayrou, se rallient-ils à Emmanuel Macron ?

Daniel Cohn-Bendit : "C’est une génération très marquée par ce qu’est Marine Le Pen. Cette génération a une expérience de l’histoire et dit il ne faut pas jouer, on n’est plus dans le cour de récréation. C’est lui le meilleur barrage contre Marine Le Pen."

François Fillon, Marine Le Pen et les affaires

Daniel Cohn-Bendit : Ce qui me fascine c’est que le noyau dur de son électorat, comme celui de Marine Le Pen, n’en a rien à cirer. Ils disent c’est comme ça, c’est de la trahison. Là où il a été sincère, c’est de dire que les emplois de la famille, ça se fait en France. Maintenant à la justice de définir les choses.

La faillite du système politique traditionnel

Pour Daniel Cohn-Bendit, il y a une faillite des politiques traditionnels, si Hamon ou Macron l'emporte, il devra présider et donc composer avec une majorité qui a voté contre le Front national, mais pas pour son programme. Selon lui, il faut qu'aux législatives les choses se rééquilibrent : "Je ne veux pas qu’un parti ait une majorité politique".

Il faudrait donc que dans les 18 premiers mois du quinquennat, le futur gouvernement organise des législatives à la proportionnelle. "Le FN a sa place à l’Assemblée Nationale, c’est pas que ça me plaise mais c’est comme ça".

L' Europe a besoin d'un fonctionnement plus souple

Sur la Grèce et sa dette, Daniel Cohn-Bendit préconise que l'on adopte la même solution qui a bénéficié à l'Allemagne en 1954 : effacement d'une partie de la dette et échelonnement du reste. François Hollande pourrait même s'y atteler durant sa fin de mandat et convaincre les Allemands d'adopter ce système.

Les réponses de Daniel Cohn-Bendit aux questions des auditeurs

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