Convention citoyenne sur le climat, coronavirus en Chine et en France, Brexit, lutte contre le réchauffement climatique : le député européen LREM est l’invité d’Ali Baddou ce dimanche.

Sur le coronavirus, “pas une année en Chine sans un scandale alimentaire majeur“

Tout en reconnaissant qu‘on ne peut “pas dire que les autorités chinoises aient dit ‘c’est un non-sujet’, ils ont mis toutes les ressources scientifiques nécessaires pour qu’on soit en capacité d’agir, c’est-à-dire que si quelqu’un est malade en France, on a la solution, l‘antidote”, Pascal Canfin s’inquiète toutefois d’un “énorme problème : la traçabilité sur la sécurité alimentaire ; il ne se passe pas une année en Chine sans qu’il y ait un scandale alimentaire majeur.”

Sur le Brexit : “nous autoriserons les Britanniques à sortir”

L’eurodéputé français rappelle tout d’abord que “ce qui va se passer cette semaine, c’est la sortie politique du Royaume-Uni. Mais il a été négocié une période de transition. Toutes les règles européennes continuent de s‘appliquer au Royaume-Uni jusqu’au 31 décembre.” Il précise également que “évidemment, nous voterons l’accord sur le Brexit, pour autoriser les Britanniques à  sortir parce que c’est leur souhait, mais ce sera à nos conditions”

Sur la place de l’écologie dans le gouvernement : “reconnaître quand ça bouge”

Pascal Canfin répond aux accusations d’immobilisme ou de demies-mesures sur les questions écologiques dans la majorité : “quel gouvernement a arrêté l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le projet de mine d’or en Guyane, le projet de centre commercial Europa City ? Ce sont des décisions concrètes que les gouvernements précédents n’avaient pas eu le courage de prendre.” Son rôle selon lui, c’est de “faire l’aiguillon, dire quand on ne va pas assez loin mais reconnaître aussi quand ça bouge”.

Sur la convention citoyenne pour le climat : “consultatif mais je vois mal la majorité parlementaire s’y opposer”

Cette convention, dont beaucoup craignent déjà qu’elle (comme le référendum auquel elle doit aboutir) soit un simple outil de communication, Pascal Canfin veut y croire. “C’est formidable qu’on puisse avoir ce débat. Dans aucun pays européen, il n’y a eu de référendum sur les questions écologiques, donc réjouissons-nous qu’il puisse arriver. Mais il faut qu’il soit suffisamment précis, sur des questions stratégiques de politique publique. En avril, on aura des propositions de questions, et je l’espère ça se conclura par un référendum.” Pour lui, certes ce référendum sera “consultatif, mais si 60% des Français soutiennent une mesure, je vois mal la majorité parlementaire s’y opposer ”.

Le capitalisme est-il compatible avec l’écologie ?

Pour le député européen, c’est une manière biaisée de voir le problème. “Quelles sont les plus grandes catastrophes environnementales que le monde ait connu ? Tchernobyl et la mer d’Aral, chaque fois en Union soviétique. Donc ce n’est pas lié au système capitaliste : l’alternative au système capitaliste qu’on a connue a produit parmi les plus grandes catastrophes environnementales au  monde ; c’est d’abord un sujet technologique.”

Sur la montée d’EELV : “Ils ne sont pas les seuls à vouloir gagner la bataille climatique”

Pascal Canfin est également interrogé sur la montée des Verts aux dernières européennes et leur statut de favori dans plusieurs villes de France aux municipales. Regrette-t-il de les avoir quittés pour rejoindre Emmanuel Macron ? “Moi ma position c’est d‘agréger les énergies et pas de diviser. Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique, c’est ça qui est nouveau et qui fait qu’on a une petite chance de la gagner.”

  • Légende du visuel principal: Pascal Canfin au Parlement européen en septembre 2019 © AFP / John Thys
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