Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT est l'invité ce dimanche de Questions politiques avec Nicolas Demorand, en partenariat avec Le Monde et Franceinfo:

Philippe Martinez
Philippe Martinez © AFP / THOMAS SAMSON

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, est revenu ce dimanche sur la primaire de la droite et du centre, dont le candidat devrait être connu ce soir, à l'issue du second tour du scrutin.

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Devant le succès de la primaire, le patron de la CGT a tenu à modérer cet intérêt massif pour la droite, mettant en avant le rejet du pouvoir en place, à savoir la gauche. Philippe Martinez a ainsi rappelé qu'un "rejet ne veut pas dire une adhésion à un programme" :

D'ailleurs, Philippe Martinez a également estimé que les candidats de droite ne sont pas totalement justes dans leurs propos :

Ce rejet alors, serait-il de la fonction présidentielle, que celui-ci soit de gauche ou de droite ? Pour le secrétaire général de la CGT, un président de la République reste légitime s'il "respecte ses promesses" et s'il n'engage pas, durant son mandat, de grande mesure qu'il n'a pas porté dans son programme de campagne. Il vise ainsi directement la loi Travail El Khomri, contre laquelle la CGT s'est largement et ouvertement battue.

La CGT alors, soutiendra-t-elle un candidat en vue de la présidentielle 2017 ? Pas forcément, répond Philippe Martinez, qui regrette qu'un rejet de Nicolas Sakorzy ait signifié en 2012 un soutien à François Hollande. Cette fois-ci, pas de soutien à un candidat, donc, mais peut-être à un programme : "on portera plus des critiques sur le programme, sur les propositions."

► Philippe Martinez répond aux auditeurs

Philippe Martinez contre Philippe Martinez

Inconnu en dehors de la CGT il y a encore deux ans, notre invité n’avait rien de cet homme “bourru” et “fermé” que l’on décrit aujourd’hui. Carine Bécard dresse le portrait de deux Philippe Martinez : celui qui avait la réputation savoir dialoguer et celui qui, endurci, n’a pas dit un mot, la première fois où il a été invité à Bercy par le ministre de l’Economie.

Comment redonner ses lettres de noblesse aux syndicats ?

Mélodie Pépin, reporter pour Radio France, a évoqué avec le secrétaire général de la CGT la difficile tâche qu’est la reconquête des salariés des très petites entreprises. Des salariés qui représentent un quart de la masse salariale en France et peuvent peser dans une élection.

L'ubérisation de la société, une évolution "dangereuse" du travail

Martin Untersinger, journaliste spécialisé dans les questions numériques pour la rubrique Pixels du Monde, a abordé avec Philippe Martinez la fin du salariat traditionnel. Avec l'émergence de modèles tels que celui d'Uber, désormais bien connu, Philippe Martinez a dénoncé une "évolution dangereuse" du travail qui précarise les salariés.

Hasta la victoria siempre !

La Révolution, les politiques français n'ont que ce mot à la bouche cette semaine. Pas celle de Fidel Castro, non, mais la “révolution conservatrice” portée par François Fillon, la “révolution citoyenne” de Jean-Luc Mélenchon à laquelle se rallient les militants communistes. La version papier de la Révolution, titre du livre-programme d'Emmanuel Macron chez XO. Enfin, la “révolution de palais” voulue par l'entourage de Manuel Valls contre la candidature annoncée de François Hollande. Dans ce fracas, les mots de Laurence Peuron.

L’influence des débats sur les électeurs

Isabelle Veyrat-Masson, du CNRS, s’intéresse cette semaine à l’impact des débats télévisés sur l’issue d’une élection. Du duel Kennedy-Nixon à la primaire de la droite et du centre, la télévision joue un rôle, déjà parce qu’elle “lamine” certains candidats désarçonnés par une question épineuse, mais aussi parce qu’elle a fonction d’information et de persuasion.

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  • ALEX BEAUPIN

    "VAN GOGH" INSTRU

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