François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique est l'invité de Questions Politiques ce dimanche 29 janvier

François de Rugy
François de Rugy © Maxppp / Franck Dubray

Celui qui était l’un des candidats à la primaire socialiste élargie (3,82%) n’a pas voulu dire pour qui il allait voter au second tour, mais il est revenu à plusieurs reprises sur son refus du "revenu de base" et sur l’importance qu’il accorde aux programmes réalisables.

François de Rugy a expliqué notamment qu’avoir toujours un candidat des Verts à la présidentielle, mais "toujours avec un petit score, ne réussit qu’à affaiblir les idées défendues et c’est l’un des raisons pour lesquelles il a quitté EELV ". Pour lui un candidat qui critique, qui proteste qui fait la leçon mais qui "ne se met pas en capacité de faire, ça ne sert à rien et les électeurs s’en détournent car ils ont envie de politiques qui 'font'".

L’écologie, est pour François de Rugy, la grande absente des débats des primaires et des programmes des différents candidats. A gauche, "on jugera la crédibilité à la constance". Quand à Jean-Luc Mélenchon, pour François de Rugy c’est "une planification repeinte en vert".

A droite, le programme du gagnant de la primaire n’est que reculs selon François de Rugy puisque François Fillon "veut supprimer le principe de précaution, relancer OGM et gaz de schiste".

Le penelopegate

Interrogé sur la polémique concernant les emplois présumés fictifs de Pénélope Fillon, le député écologiste de Loire-Atlantique, qui a lui-même été assistant parlementaire, n’est pas choqué par le fait qu’on fasse travailler un membre de sa famille – même s’il pense que cette affaire débouchera sur une loi l’interdisant - mais plutôt sur les niveaux de salaire "démesurés" dont on a parlé, bien loin des "2.300, 2.400 euros net", salaire de ses trois assistants parlementaires.

Et à François Fillon qui avait demandé durant la campagne de la primaire "qui imagine le général de Gaulle mis en examen ?" François de Rugy rétorque "qui imagine le général de Gaulle se livrer à ce genre de petites manipulations par attrait pour l’argent !"

"Dès lundi matin il faut que le dialogue s’ouvre et on verra bien si le seul enjeu du candidat c’est de se replier sur le parti socialiste"

François de Rugy a toujours plaidé pour un "dialogue large", dit-il. Il y a quartre ans, par exemple, il souhaitait l’intégration de Françosi Bayrou dans la majorité et dans le gouvernement de François Hollande, c’était "ce que les électeurs avaient fait dans les urnes" explique-t-il. "Il serait temps qu’au lieu de réfléchir en termes de parti ou d’élus, on résonne avec les électeurs", car "les électeurs de gauche et de sensibilité progressiste sont en train de faire sauter certains carcans de partis", pense-t-il.

La question est-donc pour François de Rugy dans le "rassemblement des progressistes", donc il est disponible pour un dialogue sur les enjeux écologiques avec le candidat de "la France en Marche"

Plus généralement, François de Rugy note qu'Emmanuel Macron "veut exercer des responsabilités". Une position indispensable pour le député de Loire-Atlantique car il "en a a marre de la gauche ou des écologistes qui ne veulent pas exercer de responsabilités". Pour François de Rugy cette façon de faire, de ne pas vouloir vraiment y aller ou de faire des promesses irréalisables, c'est "une nouvelle façon de trahir les électeurs".

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