Jean-Luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône, président du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, est l’invité de « Questions Politiques » ce dimanche. Une émission présentée par Ali Baddou avec Laurence Peuron (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq.

L'affaire Valeurs actuelles

"Ces gens manifestent une indifférence à l'être humain qui me choque beaucoup", selon Jean-Luc Mélenchon, à propos de Valeurs Actuelles qui a représenté la députée LFI Danièle Obono en esclave dans son dernier numéro. "Elle a été "humiliée", a-t-il dénoncé.

Une candidature à la présidentielle ?

Jean-Luc Mélenchon n'annonce pas pour l'instant de décision, il doit dit-il, en parler avec les élus de sa tendance à l'Assemblée nationale, même s'il affirme qu'il se "sent une vocation de candidat commun". Évoquant l'idée d'une candidature unique à gauche, il répond que "l'unité n'est pas un programme", a estimé Jean-Luc Mélenchon, "Ce qui importe ce n'est pas l'unité pour l'unité. Ce qui importe, c'est de présenter et proposer des thèmes aux Français qui rassemblent une majorité", a-t-il ajouté.

Quant à l'idée d'une candidature verte,  il considère que "le problème avec les écologistes, c'est pas l'écologie, c'est le social". 

Une rentrée avec des masques

"Le gouvernement porte une responsabilité terrible dans le fait que les gens ne savent plus quoi croire", a déclaré le député des Bouches-du-Rhône, à propos du port du masque, rendu obligatoire dans de nombreuses villes. "Il faut le masque gratuit", a-t-il ajouté. Jean-Luc Mélenchon défend "la discipline sanitaire": "je porte le masque parce que c'est ma responsabilité de dirigeant politique de le faire".

Parlant plus précisément de la rentrée scolaire, il évoque avec vigueur le problème du décrochage scolaire. "Les CP de 2020 seront les bacheliers de 2031" dit-il, et "Je lance une alerte" sur le décrochage scolaire, en raison de la crise sanitaire et du confinement, a déclaré le président du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale. "Je recommande 100 000 emplois jeunes pour se consacrer au rattrapage scolaire", a-t-il ajouté.

En attendant l'annonce du plan de relance économique préparé par le gouvernement, il signale que, selon lui, le plan européen est un leurre, démontrant que ""il n'y a pas de plan de relance européen. Une partie de ce qui est dans ce plan est retiré du budget de l'Europe"

  • Légende du visuel principal: Jean-Luc Mélenchon © AFP / Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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